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Gaz : pourquoi les hausses de prix devraient continuer

Depuis janvier 2018, les prix du gaz ont augmenté de 15%. Et cette hausse ne devrait pas s'arrêter, car la demande est partout en progression.

Une gazinière (illustration).
Une gazinière (illustration).
Crédit : LOISON VINCENT/SIPA
Le prochain combat sera-t-il celui du gaz ?
03:28
Le prochain combat sera-t-il celui du gaz ?
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Après le yoyo du pétrole, c’est du côté du gaz que les Européens portent leur attention. La Russie et la Turquie font cause commune, et ça nous concerne.

Les pinces du crabe Gazprom, le monopole russe du gaz, s’apprêtent à enserrer l’Europe. Au nord, il double son gazoduc en passant par la mer Baltique pour alimenter l’Allemagne. Et au sud, grâce à ce projet commun avec Ankara, le Turkish Stream sous la mer Noire, il va servir l’Italie et au-delà. C’est tout sauf anecdotique. L’Europe recueille 80% des exportations de gaz russe, et 2 des 3 plus gros importateurs de gaz au monde après les États Unis sont l’Allemagne et l’Italie.

Autant dire que la sécurité et l’indépendance énergétique européenne sont relativement fragiles. Et cet accord entre 2 pays, la Russie et la Turquie qui sont au quotidien chien et chat, allume quelques signaux.

Une ressource sensible en Europe

Le gaz est devenu une ressource sensible pour l’Europe. Il est essentiel pour Berlin et Rome et de plus en plus important pour Paris. Le gaz naturel représente 21% de notre consommation d’énergie : 11 millions de foyers, des milliers d’usines et de collectivités. Ces 10 dernières années, la consommation de gaz a grimpé de 31% et l’Europe aura besoin de 100 millions de mètres cubes de gaz par an avant 2025.

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Nos besoins vont se frotter à une demande partout en progression. Autant dire que les hausses de prix que nous venons de connaître, de 15% depuis janvier 2018, ne sont pas prêtes de cesser.

Une matière sensible politiquement

Il est probable que l’on connaisse avec le gaz les mêmes secousses qu’avec le pétrole. Avec un amortisseur, que nous n’avons pas pour le pétrole. Dans la phase relativement longue de la transition énergétique, nous ne pourrons pas nous passer du gaz russe qui pèse déjà plus de 30% des approvisionnements Européens. Mais Moscou ne peut pas non plus vivre sans nos euros. Ce levier jouera plus sur les quantités que sur les prix. 

L’histoire du gaz est moins spectaculaire que celle du pétrole. Pas de feuilleton avec les Rockefeller ou les princes Saoudiens, le gaz n’est pas au salon. Il est à l’office : la cuisinière, le chauffage, et quelques autobus. Enfin jusqu’à présent. Car un monde décarbonné passe par plus de gaz et moins de pétrole. Et le gaz sera très bientôt le deuxième combustible le plus utilisé sur la planète. Donc une matière sensible politiquement et stratégiquement.

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Le ras-le-bol fiscal toucherait un Français sur 2, selon un sondage des Échos. C’est la proportion exacte des Français qui payent l’impôt sur le revenu.

La Grèce, grâce à ses bonnes performances budgétaires, va annuler les coupes qu’elle avait prévues pour les retraites en 2019

La note du jour

14/20 pour le tandem Keolis / RATP Développement, qui a remporté le chantier CDG Express. C’est un projet que nous attendons depuis 30 ans, et qui doit relier Paris à l’aéroport de Roissy. 

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