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Frais d'incident bancaire : Bruno Le Maire exige des éclaircissements

ÉDITO - Le ministre de l'Economie et des Finances demande des explications au secteur bancaire français après la publication d'une enquête d'associations de consommateurs dénonçant les pratiques de certains établissements en matière de frais d'incident bancaire.

Le ministre de l'Économie et des Finances Bruno Le Maire le 11 juin 2018 à l'Élysée.
Le ministre de l'Économie et des Finances Bruno Le Maire le 11 juin 2018 à l'Élysée.
Crédit : Bertrand GUAY / AFP
Frais d'incident bancaire : Bruno Le Maire exige des éclaircissements
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Frais d'incident bancaire : Bruno Le Maire exige des éclaircissements
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Loïc Farge
Loïc Farge

Bruno Le Maire s'énerve très fort contre les banques qui continuent de facturer abusivement des frais bancaires. On comprend la colère du ministre de l'Economie et des Finances à la lecture de l'enquête de 60 millions de consommateurs et l'Union nationale des associations familiales (Unaf).

En dépit de ces injonctions et de ces appels à la responsabilités, nos banques continuent leurs mauvaises pratiques. Il leur arrive même de facturer plusieurs fois dans la même journée un compte bancaire qui passerait une seule fois en fin de journée dans le rouge.

Il y a toujours eu des pénalités quand on dépasse un découvert en fin de journée (les fameuses "commissions d'intervention"), personne ne les conteste. En revanche, le mécanisme pervers qui a été mis en place est particulièrement singulier. Il est, à mon avis, pas tolérable.

Il consiste, en fin de journée, à pénaliser toutes les opérations de débit que vous avez réalisées durant les dernières 24 heures, même quand votre compte était encore créditeur. Cela tourne quasiment à l'arnaque.

L'addition peut très vite s'emballer

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Une commission d'intervention, c'est 8 euros. Avec cette vilaine pratique, ce serait donc 8 euros pour chacune des opérations de débit qui pourraient être facturés, et cela jusqu'au plafond de 80 euros.

Le hold-up n'est pas terminé. La banque peut, dans la foulée, vous taxer pour un éventuel rejet de chèque (cela va de 30 à 50 euros). Elle peut aussi vous taxer pour une faute de prélèvement (là c'est 20 euros).

Le dossier n'est pas anecdotique. Il concerne 23% des Français : plusieurs millions, chaque jour ou chaque mois, qui dépassent au moins une fois leur découvert autorisé.

Selon l'enquête, la Banque Populaire (le groupe BPCE), la Caisse d'Épargne et le Crédit Mutuel (des noms qui inspirent pourtant la confiance) sont les établissements les plus en pointe dans cette politique de facturation sans objet. Les autres enseignes ne sont pas forcément plus vertueuses.

Le plus

- Ryanair, qui sort d'une nouvelle grève, revient en France pour y installer deux nouvelles bases à Bordeaux et Marseille.

- Le gouvernement veut revoir le temps de travail des fonctionnaires des collectivités territoriales, qui ne sont présents en moyenne que 1.584 heures par an. Le minimum légal est de 1.607 heures.

La note du jour

Très bas en-dessous de zéro pour ce chausseur qui expose à Dubaï des escarpins à 17 millions de dollars.

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