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Emplois détruits, burnout, suicides... Le cri d'alarme des professionnels du bâtiment

La Confédération de l'artisanat et des petites entreprises du bâtiment tire la sonnette d'alarme sur la situation critique des entreprises du secteur.

Un charpentier sur un chantier dans le Nord de la France
Un charpentier sur un chantier dans le Nord de la France
Crédit : AFP
Emplois détruits, burnout, suicides... Le cri d'alarme des professionnels du bâtiment
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Chez Eurovia, une PME du bâtiment de la région lilloise, les salariés craignent pour leur emploi
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Anaïs Bouissou & Benjamin Hue
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Dans le bâtiment, rien ne va plus. Carnets de commande en berne, destructions d'emplois, burn-out, suicides... Tous les voyants sont au rouge. Conséquence d'une diminution des investissements des collectivités - qui reçoivent moins de dotations de l'État - les entreprises de travaux publics subissent une baisse de leur activité. Certaines sociétés doivent tout simplement fermer ou licencier. 

La corde est tendue au maximum. Il ne se passe pas une semaine sans un suicide.

Patrick Liebus, président de la Capeb

Plus d'un millier d'entrepreneurs du milieu des travaux publics ont d'ailleurs manifesté cette semaine à Lille pour alerter les pouvoirs publics sur la situation précaire de leur profession. Dans le Nord, pas moins de 3.000 emplois pourraient disparaître l'année prochaine. 

45.000 emplois détruits en 5 ans, dont 26.800 l'an dernier

La Confédération de l'artisanat et des petites entreprises du bâtiment tire donc la sonnette d'alarme (lire ici). Depuis cinq ans, 45.000 emplois ont été détruits. Et la spirale infernale s'accélère. La Capeb comptabilise 26.800 emplois en moins entre 2013 et 2014. Une situation dramatique pour les petits artisans du bâtiment. 

"On est arrivé à un stade où les entreprises ont fait le maximum. Le problème, c'est qu'elles n'y arrivent plus. Elles se trouvent coincées entre une baisse d'activité, des énormes besoins de trésorerie, des mesures annoncées dont elles ne voient pas les effets",  regrette Patrick Liebus, président de la Capeb. 

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"La corde est tendue au maximum. Il ne se passe pas une semaine sans que j'apprenne que quelqu'un à mis fin à ses jours. Ça fait 33 ans que je suis artisan, il faut vraiment qu'on trouve des solutions. Et pas demain, maintenant", tonne-t-il.

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