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ÉDITO - Nouveau billets en euro : "Cette décision est un changement capital", note Lenglet

De célèbres personnages pourraient bientôt habiller nos billets. De Léonard de Vinci à Marie Curie, la Banque centrale européenne est en train de réfléchir à un nouveau look pour ses billets.

Une liasse de billets (illustration)
Une liasse de billets (illustration)
François Lenglet - édité par Lison Bourgeois

Il y aura bientôt des visages de personnages historiques célèbres sur nos billets d’euro. C’est le quotidien Les Echos qui nous l’apprend. Pour ses 20 ans, l’euro réfléchit à un nouveau look. Il y aura bientôt des visages d’artistes, d’intellectuels, de personnages éminents, imprimés sur les coupures en papier.

La Banque centrale européenne devrait sélectionner plusieurs figures historiques, on peut penser à Léonard de Vinci ou Marie Curie. Les citoyens pourront être consultés avant de lancer la fabrication. De façon absurde, les dirigeants monétaires d’il y a vingt ans avaient renoncé à faire figurer sur les billets des éléments du patrimoine historique européen, personnages ou monuments.

Par peur de froisser les susceptibilités nationales, parce qu’il y avait plus de pays membres que de face de billets à décorer. Il y aurait donc eu des perdants. Du coup, on a pris le soin de créer des dessins qui, c’est invraisemblable mais délibéré, n’ont aucune ressemblance avec des sites ou des monuments existants.

Qu'est-ce que ça va changer ?

Cette décision est un changement capital. C’est une façon de s’approprier la devise qu’on utilise, que la rattacher à l’histoire commune, et au lieu d’en faire un signe abstrait. Tous les pays du monde ou presque représentent d’ailleurs sur leurs billets des personnages ou des sites dont ils sont fiers. Et ce n’est peut-être pas un hasard que l’Europe se décide à le faire maintenant.

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Car pour ses 20 ans, l’euro a bien changé. La crise du Covid l’a fait ressembler aussi à une vraie monnaie, pour la première fois. Il s’est produit deux révolutions. Premièrement, tous les pays de la zone euro ont pu emprunter quasiment sans limite auprès de la banque centrale, à coût nul, pour financer les dépenses extraordinaires de la lutte contre l’épidémie, et la crise qui l’accompagnait. Deuxièmement , le plan de relance a été financé et décidé conjointement, de façon mutualisée. Deux choses qui auraient été impossibles avec les monnaies nationales. En particulier les possibilités d’emprunts, qui auraient été proportionnelles à la crédibilité de chacun – assez faibles pour les pays du Sud on l’imagine.

Pourquoi ça n'avait pas marché à l'époque ?

De ce point de vue, il y a eu, avec l’euro, un vrai bouclier. Et c’est très différent de ce qui s’était passé après la crise de 2008, où au contraire l’euro avait causé des difficultés supplémentaires. Les pays du Nord, l’Allemagne d’Angela Merkel et surtout de son ministre des Finances, Wolfgang Schaüble, refusent et le soutien de la banque centrale, et la mutualisation des dettes. C’est ce "Nein" qui provoque la crise de l’euro, entre 2011 et 2012, une rechute régionale de l’activité. Finalement, ils se feront forcer la main par le patron de BCE, l’italien Mario Draghi, qui dit vouloir sauver l’euro « quoi qu’il en coûte », ce qui calme les marchés financiers instantanément.

Si ça a été plus facile cette fois-ci, c’est surtout parce que le temps a passé et que l’expérience désastreuse de 2011 a porté. En plus, autant la première crise était en partie causée par le comportement dépensier irresponsable de pays comme la Grèce, autant la seconde, celle du virus, ne pouvait pas être attribué à quiconque. C’était la malchance, ou les docteurs Folamour d’un laboratoire chinois de virologie. Du coup, ça légitimait une action concertée, même aux yeux des pays les plus rigoureux.

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