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Échec de la fusion avec Fiat-Chrysler : "Renault se retrouve au point de départ", dit Lenglet

Dans la nuit du mercredi 5 au jeudi 6 juin, Fiat-Chrysler, le constructeur automobile, a décidé de retirer son offre de fusion avec Renault.

Les siège de Renault et Fiat
Les siège de Renault et Fiat
Crédit : Kazuhiro NOGI / AFP
Échec de la fusion Fiat-Renault : "Renault se retrouve au point de départ", dit Lenglet
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Échec de la fusion Fiat-Renault : "Renault se retrouve au point de départ", dit Lenglet
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François Lenglet - édité par

Après deux jours de négociations, Fiat-Chrysler, le constructeur automobile, a décidé de retirer son offre de fusion avec Renault. Épilogue incroyable pour ce projet de constituer le troisième groupe automobile mondial.

Dans la nuit du mercredi 5 au jeudi 6 juin, après un conseil de Renault qui avait remis à plus tard sa décision sur la fusion, l'Italien a publié un communiqué, indiquant que les "conditions politiques" en France n'étaient pas réunies pour qu'un tel accord se fasse. Et il a unilatéralement retiré son offre de fusion à 50/50. Ce qui rompt toutes les négociations.

Le paradoxe, c'est que les conditions réclamées par l'État français étaient à peu près satisfaites. Et même au-delà, puisque d'après nos informations, on avait obtenu cette nuit-même 500 millions en plus. Mais l'État, gros actionnaire de Renault sans lequel le deal ne pouvait se faire, a demandé mercredi un délai de réflexion : une semaine, le temps du voyage de Bruno Lemaire au Japon. En particulier pour convaincre les Japonais de Nissan, les alliés de Renault, qui se seraient abstenus.

Des conséquences négatives pour Renault

Certes, les Japonais avaient été tenus à l'écart de la négociation initiale, les relations s'étaient détériorées avec les Français. Mais la réaction de l'État est quand même étonnante, de faire échouer cette affaire, alors que les Japonais n'étaient pas vraiment hostiles, puisqu'ils s'abstenaient. En bref, ce sont les Italiens qui rompent, agacés par l'État français, qui lui-même redoutait que les Japonais ne soient pas contents.

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On voit mal les négociations repartir aujourd'hui, après un tel pataquès. La morale de cette histoire, c'est qu'une telle fusion est probablement tout simplement trop compliquée à négocier. En fait, c'est un peu la tour de babel automobile.

Et les conséquences de cet échec sont mauvaises. Renault se retrouve au point de départ, toujours trop petit, toujours trop centré sur l'Europe. Et avec à son capital un État interventionniste qui veut compter davantage que son poids actionnarial dans le futur de l'entreprise. Sans compter l'alliance avec Nissan, qui est verrouillée par des accords très déséquilibrés au détriment du Français. En clair, aujourd'hui, Renault est à la fois une entreprise qui a besoin de grandir et plus difficile à marier que jamais. 

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