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Duralex menacé de disparition : la verrerie annonce l'ouverture d'une procédure de redressement judiciaire

Cette décision annoncée lundi 1er juin était attendue alors que l’entreprise du Loiret traverse une nouvelle zone de fortes turbulences financières, après une crise au sein de sa trésorerie.

L'entreprise Duralex (image d'illustration)

Crédit : Romain Gautier / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

AFP

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La célèbre verrerie Duralex, reprise en coopérative par ses salariés il y a deux ans, annonce l'ouverture d'une procédure de redressement judiciaire lundi 1er juin, avec une période d'observation de six mois en raison de "tensions de trésorerie", comme annoncé dans un communiqué transmis à l'AFP. Une décision qui était attendue puisque l’entreprise historique de La Chapelle-Saint-Mesmin, dans le Loiret, traverse une nouvelle zone de fortes turbulences financières.

Fondée en 1945 et connue pour ses verres réputés incassables, elle a expliqué ses difficultés par "une hausse du stock très importante sur janvier et février 2026, couplée à des ruptures impactant les ventes sur des produits emblématiques" et une "hausse croissante du coût des matières premières et de l'énergie en début d'année".

Placée sous la protection du tribunal de commerce d'Orléans, la verrerie, qui emploie 243 salariés, est confrontée à son cinquième redressement judiciaire en une vingtaine d'années, deux ans seulement après le dernier en date. "La société entend tout mettre en œuvre, avec le concours d'un administrateur, pour pérenniser le plan de transformation commercial de la marque", a-t-elle assuré, ajoutant vouloir "trouver les solutions optimales de sortie de la procédure".

Période "complexe"

En cette période "complexe", l'équipe de Duralex a appelé les Français à l'accompagner. "Une manière simple de nous soutenir est de continuer vos achats", a-t-elle déclaré, remerciant les clients pour leur "soutien historique". Très populaire, la marque avait reçu à l'automne dernier en quelques heures plus de 20 millions d'euros de promesses d'investissement dans le cadre d'une levée de fonds de 5 millions, destinée à assurer la poursuite de son redressement.

Mais, depuis l'officialisation mi-avril du départ de son directeur général, François Marciano, figure emblématique de la reprise de la marque en société coopérative et participative (Scop), de nombreuses incertitudes entourent la situation de l'entreprise. Remplacé par Peggy Sadier, qui occupait jusque-là les fonctions de directrice marketing et commerciale, François Marciano aurait été "mis à pied" d'après la CGT. Son fils Antoine, qu'il avait nommé au poste de directeur financier et dont les compétences "n'ont pas été démontrées" selon une source proche du dossier auprès de l'AFP, a connu le même sort.

Une autre source proche a qualifié de "sombre" la situation de l'entreprise. "Les caisses sont vides et les salariés n'ont touché que 50% de leur dernière paie", a-t-elle ajouté. Environ 60% des 243 salariés de l'unique usine de l'entreprise, près d'Orléans, ont investi dans la coopérative. Le projet de Scop avait été soutenu, y compris financièrement, par la région Centre-Val de Loire et Orléans Métropole.

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