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Duralex dans une "'impasse" deux ans après sa reprise par les salariés : la verrerie s'apprête à demander son placement en redressement judiciaire

La célèbre verrerie Duralex, reprise en coopérative par ses salariés il y a deux ans, pourrait être placée en redressement judiciaire dès la semaine prochaine. En pleine crise de trésorerie, l’entreprise historique de La Chapelle-Saint-Mesmin dans le Loiret traverse une nouvelle zone de fortes turbulences financières.

Des verres fabriqués par l'entreprise française Duralex.

Crédit : Thomas SAMSON / AFP

AFP - édité par La rédaction numérique de RTL

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La situation de la verrerie française Duralex est "sombre" selon une source proche du dossier. L’entreprise qui emploie 243 salariés, fondée en 1945 et mondialement connue pour ses verres trempés réputés incassables, a été confrontée à une gestion "catastrophique" qui l'a conduite à une "impasse", selon cette même source. "Les caisses sont vides et les salariés n'ont touché que 50% de leur dernière paie", a-t-elle ajouté. 

Duralex s'apprête à déposer une demande de placement en redressement judiciaire dès le début de semaine prochaine, possiblement dès lundi 1er juin selon plusieurs sources. Si le tribunal de commerce d’Orléans Tribunal de commerce d’Orléans valide la demande, l’entreprise entrera dans une procédure de protection judiciaire pour la cinquième fois en une vingtaine d’années. 

Le ministère de l’Économie a confirmé qu’un audit était en cours à la demande de l’État, en raison d’une trésorerie jugée "tendue".

Une coopérative fragilisée depuis la reprise

Reprise en société coopérative et participative (Scop) après une nouvelle crise en 2024, l’entreprise avait suscité un élan de soutien important, notamment avec une levée de fonds ayant atteint plus de 20 millions d’euros en promesses d’investissement pour un objectif initial de 5 millions. Environ 60% des salariés de l’usine de La Chapelle-Saint-Mesmin ont investi dans le projet, soutenu par la région Centre-Val de Loire et Orléans Métropole.

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Mais depuis le départ du directeur général François Marciano, figure de la reprise, officialisé mi-avril, les incertitudes se sont multipliées. Il aurait été "mis à pied", selon la CGT, tout comme son fils Antoine Marciano, ex-directeur financier, dont "les compétences n'ont pas été démontrées". Sa remplaçante, Peggy Sadier, ancienne directrice marketing et commerciale, a pris la tête de l’entreprise dans un contexte instable.

Le plan initial visait un retour à l’équilibre grâce à une montée en puissance du chiffre d’affaires, avec un objectif de 35 millions d’euros d’ici 2027, puis 39 millions d’euros en 2030. Mais plusieurs observateurs jugeaient ces ambitions difficiles, voire "intenables", dans un contexte de fragilité persistante. 

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