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"Il investit comme d'autres font tapis" : le parcours hors norme de Masayoshi Son, patron de Softbank, de la pauvreté à la deuxième fortune du Japon

Masayoshi Son, patron de SoftBank, promet 75 milliards d’euros d’investissements en France à l’occasion du sommet Choose France. Portrait d’un entrepreneur japonais au flair redouté, passé maître dans les paris risqués.

Masayoshi Son, patron de Softbank, sur le perron de l'Élysée le 1er juin 2026 à Paris.

Crédit : Ludovic MARIN / AFP

Masayoshi Son : derrière l'une des plus grandes fortunes mondiales, un patron doux et dingue

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Masayoshi Son : derrière l'une des plus grandes fortunes mondiales, un patron doux et dingue

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Agnès Bonfillon - édité par Alexian Giron

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À l'occasion du sommet Choose France, Masayoshi Son, patron de l'entreprise japonaise Softbank, a annoncé un investissement de 75 milliards d'euros dans l'Hexagone. À 68 ans, la deuxième fortune du Japon, est souvent comparée à un joueur de casino. Il investit comme d'autres font tapis. 

En 1999, pendant trois jours, il est brièvement devenu l'homme le plus riche du monde devant BillGates. Avant de perdre 70 milliards de dollars en une nuit lors de l'explosion de la bulle internet. "Le cours de notre action a baissé de 99%. Nous avons tous failli faire faillite, mais regardez, j'ai survécu", déclarait-il. 

Masayoshi Son aime prendre des risques. Dès la création de Softbank en 1980,  simple société de logiciels devenue un géant des télécoms, le jeune patron flaire tout ce qu'il peut. Cela le mène par exemple à investir dans une petite start-up nommée Yahoo. Des années plus tard, il se laisse convaincre par JackMa, un homme d'affaires chinois, actuel patron d'Alibaba, géant du e-commerce. Il mise 20 millions de dollars, qui lui rapportent 120 milliards de dollars, l'un des investissement les plus rentables de l'histoire.

Une success story incroyable

Classé 36e fortune mondial par Forbes, Masayoshi Son a une nouvelle marotte désormais : l'intelligence artificielle. "Je pense que l'accès à cette super-intelligence devrait être presque considéré comme un droit humain. Si dans 30 ans, un pays n'y a pas accès, il sera laissé sur le carreau", selon lui. Pas question de rester sur le bord de la route de ce qu'il considère comme étant la plus grande révolution de l'histoire.

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Né en 1957 au Japon dans une famille immigrée de Corée, Masayoshi Son a connu avec ses trois frères le racisme, la discrimination et l'extrême pauvreté. Son père élevait des cochons dans la maison familiale et revendait du saké. Mais le jeune Masayoshi voulait absolument s'en sortir. À 16 ans, il est parti en Californie et a réussi à intégrer l'université de Berkeley. En parallèle des cours, il cherchait la bonne idée pour devenir riche. À cet âge-là, il a revendu le premier traducteur électronique et est devenu millionnaire. Cinquante ans plus tard, il a gardé le même état d'esprit.

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