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Dim, Total, La Halle : une vague noire de plans sociaux

Les annonces de licenciements se multiplient depuis quelques semaines, même dans les fleurons du "made in France".

Des salariés de Dim devant le site d'Autun (Saône-et-Loire) le 16 avril 2015
Des salariés de Dim devant le site d'Autun (Saône-et-Loire) le 16 avril 2015
Crédit : JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP
La rédaction numérique de RTL & AFP

Total, Dim, les Galeries Lafayette ou encore Intermarché... Les annonces de fermetures de sites, plans sociaux et menaces sur l'emploi se succèdent ces dernières semaines. Pourtant, le gouvernement, qui voit la croissance repartir, récuse l'idée d'un regain de restructurations.

Pour le ministre des Finances Michel Sapin, il n'y a pas de nouvelle "vague". Il a balayé jeudi 16 avril l'idée que les entreprises aient pu "se préoccuper" des élections départementales et retarder leurs annonces après la fin mars. Leurs difficultés "ne datent pas d'aujourd'hui", a-t-il relevé, citant le cas de Mory.

Le nombre de liquidations explose

Les défaillances d'entreprises (sauvegarde, redressement ou liquidation) ont augmenté de 7,6% sur un an au premier trimestre, selon une étude du cabinet Altares publiée jeudi. A la clé, plus de 66.000 emplois menacés, au plus haut depuis 2009.

Le nombre de plans sociaux (PSE), obligatoires au delà de dix licenciements, n'a pas pour autant suivi cette tendance. Les derniers chiffres (provisoires) du ministère du Travail font état de 53 procédures de PSE lancées en janvier, un chiffre inférieur aux mois précédents.

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La part des licenciés économiques dans les entrées à Pôle emploi reste aussi très faible (moins de 3%), par rapport aux fins de CDD et fin de missions intérim (près de 30%). Les dernières données font état de 13.500 licenciés économiques inscrits en février et 12.900 en janvier, dans la moyenne des deux dernières années.

Des grands noms de l'industrie française

Le point sur les grandes entreprises qui ont récemment fait parler d'elles :

MORYGLOBAL
La liquidation fin mars de l'ex-Mory Ducros va entraîner dès la fin avril le licenciement des 2.138 salariés, après plus de 2.800 départs en 2014.

GEFCO
L'ancienne filiale logistique de PSA subit les difficultés du secteur automobile et de la messagerie et prévoit 486 suppressions de postes (+10% des effectifs).

TOTAL
Le groupe a annoncé jeudi la reconversion de la raffinerie de La Mède (Bouches-du-Rhône), notamment vers les carburants bio. Un plan qui implique la suppression de 180 postes sur 430. Total s'est engagé à reclasser tous les salariés.

INTERMARCHÉ
Selon les syndicats, la filiale logistique du groupe va supprimer au moins 600 postes et fermer six bases d'ici 2018. L'entreprise a récusé jeudi ce chiffre, sans évaluer l'impact des mesures de son vaste plan de réorganisation lancé en 2012.

DIM
Ce symbole du "made in France" va supprimer 265 postes (sur 1.500). Annoncés mercredi, ces chiffres ont été vécus comme un "coup de massue" à Autun, en Saône-et-Loire, berceau de la marque de collants et sous-vêtements depuis 1956.

VIVARTE
Le groupe de textile (17.000 employés) a annoncé début avril la fermeture de plus de 200 magasins. Sont touchés La Halle (environ 1.500 postes), André (une centaine) et Kookaï (une trentaine).

GALERIES LAFAYETTE
La direction a annoncé fin marsla fermeture des magasins de Thiais (Val-de-Marne) et Béziers, employant près de 180 personnes. L'avenir de celui de Lille (environ 150 salariés) reste incertain.

LA MARSEILLAISE
Le tribunal de commerce a validé cette semaine la seule offre de reprise du quotidien du Sud-Est. Mais le titre va perdre plus de 40% de ses effectifs, soit environ 90 postes.

AIM
La reprise partielle des abattoirs normands, entérinée fin mars par la justice, n'aura permis de sauver que 276 emplois sur 590.

RADIO FRANCE
Le récent conflit s'est cristallisé autour de plusieurs mesures du plan stratégique pour redresser les comptes: parmi elles, une "réduction nette d'effectifs de 250 à 330 équivalents temps plein" via des départs volontaires.

ALCATEL-LUCENT
Le Finlandais Nokia va absorber l'équipementier télécomL'annonce, faite mercredi, préoccupe "évidemment les syndicats" en France (8.000 salariés) en raison des redondances entre les activités des deux groupes.

AREVA
Le géant nucléaire envisage une cession totale ou partielle à EDF de sa filiale ingénierie et réacteurs Areva NP. Les pistes, présentées début avril, font craindre aux syndicats un "démantèlement".

LAFARGE
Dans la série des fleurons français passant sous contrôle étranger, les syndicats du cimentier Lafarge ont manifesté en mars leur inquiétude pour l'emploi, lorsque les Suisses de Holcim ont renégocié à leur avantage l'accord de fusion

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