2 min de lecture Économie

Covid-19 : la SNCF va temporairement supprimer des TGV

Avec la pandémie de coronavirus, le trafic voyageurs de la SNCF s'est effondré. L'entreprise, qui a déjà perdu plus de 3 milliards d'euros, va donc temporairement réduire son offre pour limiter les dégâts.

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Covid-19 : la SNCF va temporairement supprimer des TGV Crédit Image : AFP / PHILIPPE HUGUEN | Crédit Média : RTL | Durée : | Date :
Arnaud Tousch
Arnaud Tousch
et Florine Boukhelifa

Les temps sont durs pour la SNCF. L'entreprise a annoncé ce jeudi 8 octobre qu'elle allait supprimer certains TGV ces prochains mois. L'objectif : adapter l'offre à une demande qui n'est pas repartie à la rentrée. Une "rentrée difficile", avec des trains à moitié vides la semaine, a confié une porte-parole. En effet, si les TGV sont actuellement remplis aux deux tiers le week-end, la clientèle professionnelle est en baisse de 60 à 70% pendant la semaine.

La situation n'est pas prête de s'arranger selon cette même porte-parole : "Les prévisions pour les prochains mois sont pessimistes." Elle constate également que les premières réservations pour les fêtes de fin d'années sont "décevantes". Elle ajoute qu'il n'y a "pas de plan national" et estime "qu'un peu plus de 5%" des TGV devraient être concernés, hors période de congés scolaires. "Il n'est pas économiquement, ni écologiquement, responsable de faire circuler des TGV trop peu remplis. C'est pourquoi, pour tenir compte des impacts de cette crise sanitaire, SNCF TGV a décidé d'alléger un certain nombre de dessertes."

Attention néanmoins, cela ne signifie par supprimer des destinations, et encore moins en période de vacances scolaires, mais par exemple supprimer un train qui part en milieu de matinée en pleine semaine, explique l'un des cadres de la société de chemins de fer qui précise que l'usager pourra toujours prendre le train suivant, qui sera mieux rempli.

Des mesures "temporaires" et "cas par cas"

Ces mesures sont "temporaires", "uniquement du cas par cas en fonction de chaque situation locale", insiste la SNCF. "On n'annule pas, on suspend, le temps de la crise sanitaire. (...) Ces suspensions ne sont pas décidées de gaîté de cœur", car "la volonté de la SNCF, sa raison d'être, c'est bien de faire rouler des trains." 

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Ces suspensions de dessertes TGV pourront être "arrêtées, adaptées ou prolongées sur l'ensemble ou une partie de l'année 2021, en fonction de l'évolution du trafic ou si le contexte perdurait". La direction s'est attachée à trouver des alternatives en TER en remplacement, avec des parcours plus longs, tandis que d'autres TGV pourront faire des arrêts supplémentaires en compensation.

Quid des voyageurs professionnels ?

Ce qui pose le plus problème, c'est la clientèle professionnelle. Jean-Pierre Farandou, le PDG de la SNCF exprimait déjà ses craintes sur RTL. "Oui, il y a une inquiétude sur le motif affaire. Les taux d'occupation du mois de septembre prévisionnels sont décalés à la baisse par rapport à ceux de l'année dernière donc on espère que la clientèle va revenir. En plus, c'est une clientèle à haute contribution, donc là c'est un vrai challenge. Nous espérons que dans les entreprises, les gens vont reprendre le travail", avait concédé le PDG de la SNCF le 4 septembre dernier au micro d'Alba Ventura.  

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