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Coronavirus : le retour de la prime Macron pour les petits salaires ?

Jean Castex rencontre les syndicats et le patronat afin d'évoquer la France d'après. Sur la table, une prime pour les salariés de la "deuxième ligne".

Le Premier ministre Jean Castex, lors d'un point presse hebdomadaire sur l'épidémie de coronavirus, le 4 mars 2021 à Paris.
Le Premier ministre Jean Castex, lors d'un point presse hebdomadaire sur l'épidémie de coronavirus, le 4 mars 2021 à Paris.
Crédit : Alain JOCARD / AFP / POOL
Coronavirus : le retour de la Prime Macron ?
01:25
Anaïs Bouissou - édité par Florine Boukhelifa

L'épidémie de coronavirus continue de faire rage en France, avec des services de réanimation saturés, des évacuations sanitaires ou encore des retards dans la livraison de doses de vaccin. Pourtant, l'exécutif se penche actuellement sur la sortie de crise. Le Premier ministre réunit, lundi 15 mars, syndicats et patronat pour préparer l'avenir : la levée des restrictions sanitaires et la fin de la perfusion de l'économie.

 
Jean Castex souhaite que les chefs d'entreprises versent une prime aux petits salaires. Il s'agit d'une prime défiscalisée, sans cotisations à payer pour les employeurs qui s’en saisiraient. L'objectif affiché est de remercier les salariés de la "deuxième ligne", ceux qui ont continué à se rendre au travail malgré la crise sanitaire. Une des pistes envisagées par le gouvernement est d’élargir le versement à tous les secteurs. Les contours précis de cette nouvelle prime Macron seront annoncés lundi après-midi.  

 
La première version de cette prime Macron remonte à 2019, suite au mouvement des Gilets Jaunes. À l’époque, près de 5 millions de personnes en ont bénéficié pour un montant moyen de 400 euros. Là aussi, l’objectif était déjà de redonner du pouvoir d’achat aux salariés.  L’an dernier, en 2020, une deuxième version de la prime Macron a été annoncée. Cette prime a été versée, malgré la crise, à plus de 5 millions de salariés. 

La fin du chômage partiel et des primes à l'embauche ?

Plusieurs représentants du patronat sont sceptiques vis-à-vis du retour de cette prime. Ils s’interrogent sur la capacité des entreprises à distribuer de l’argent qu’elles n’ont pas forcément pu gagner avec la crise. Le numéro de Force Ouvrière, Yves Veyrier, expliquait lundi matin sur RTL qu’une prime, un "one shot", n’est pas une réponse suffisante. Les syndicats préféreraient des mesures pérennes, de long terme pour le pouvoir d’achat, notamment une hausse des salaires.  

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Au-delà de ce coup de pouce financier, le débat numéro un de la rencontre entre le Premier ministre, les syndicats et le patronat portera sur la sortie de crise de manière plus générale. Seront notamment abordées les aides pour le chômage partiel et les primes à l'embauche des jeunes. Le gouvernement souhaite débrancher petit à petit les perfusions financières et pourrait ainsi arrêter un premier calendrier, voire une méthode de travail.


D'autres sujets, initialement prévus à l'agenda, seront finalement absents des débats : la réforme des retraites, les déficits sociaux ou encore l'emploi pour les seniors. Du côté de l'entourage du Premier ministre, il est dit que le calendrier de ces réformes est seulement différent. En attendant, les syndicats et les représentants ont pris l'initiative de dialoguer par eux-mêmes, avec leurs propres réunions de travail, sans le gouvernement.

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