6 min de lecture Brocante

Comment se débarrasser des liserons qui envahissent vos jardins ?

REPLAY - Au programme, les liserons font leur retour dans les jardins publics et on découvre le festival des Puces de Saint-Ouen.

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Maison Jardin Cuisine Brocante du 10 juin 2017 Crédit Image : Thierry Denis | Crédit Média : Laetitia Nallet,Sébastien Demorand,Églantine Éméyé,Thierry Denis | Durée : | Date : La page de l'émission
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Thierry Denis

Maison : découverte du château de Vaux-le-Vicomte

Ce samedi 10 juin, on part à la découverte du château de Vaux-le-Vicomte, en Seine-et-Marne, du côté de Melun. Il vaut mieux aller le visiter le soir, lorsqu'il est éclairé par près de 2.000 bougies. C'est surtout l'occasion de découvrir un château qui a révolutionné l’architecture. Nicolas Fouquet, grand amoureux des arts, a fait appel aux meilleurs artisans et artistes du XVIIème siècle : l'architecte Louis Le Vau, le peintre Charles Le Brun et André Le Nôtre pour les jardins. L’histoire raconte que pour financer les travaux de ce château, Fouquet aurait piqué dans les caisses de l’État. Le roi Louis XIV, jaloux en voyant les richesses du lieu, l'aurait fait emprisonner. Alexandre de Vogüé qui, avec ses deux frères, gère le château familial, raconte que Colbert aurait comploté car il voulait devenir Premier ministre. 

Ce château est super novateur pour son époque. Les châteaux féodaux avaient peu de fenêtres et de grands murs d’enceinte. À Vaux-le-Vicomte, dès le premier regard, on voit le jardin et le château : l’architecte Le Vau a créé un couloir pour séparer les pièces, c’est une première puisque les châteaux, jusque-là, étaient hauts et étroits, les pièces en enfilade, sans aucune intimité. Vaux-le-Vicomte a d'ailleurs inspiré le château de Versailles.

Ce château est, d'un point de vue décoration, une indigestion de tapisseries. À l'époque de Fouquet, on en comptait 150, comme des tapisseries sur les murs pour isoler et décorer, sur lesquelles on suspendait des tableaux, en plus des plafonds peints. Sur les portes, on trouve des portières, des tapisseries adaptées au format des portes. Sur l'une d'elles, Colbert a mis son emblème, une couleuvre, à la place de l’écureuil qui était l’emblème de Fouquet.

Dans la chambre de Fouquet, au premier étage, la pièce est recouverte de miroirs. On est en 1661, on découvre les miroirs qui viennent d’Italie. La pièce est une succession de petits miroirs : on ne savait pas encore faire des grands à l'époque. Il y aussi des volets intérieurs en bois, peints recto et verso. Les volets intérieurs, c’est une idée que Le Corbusier a utilisée dans ses constructions. 

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Des événements sont organisés dans ces châteaux. La soirée aux chandelles se déroule tous les samedis soir jusqu'au 7 octobre. Dimanche 11 juin, c’est la journée Grand Siècle. Tout le monde sera en costume, pour un déjeuner sur l’herbe, avec concert baroque. Perruque et chapeau à plumes pour les hommes, corset et belles robes pour les filles. On peut louer les costumes sur place, et même venir à cheval.

Vaux le Vicomte : Journée Grand siècle le dimanche 11 juin 2017 de 10h à 17h. Soirées aux chandelles du 6 mai au 7 octobre 2017 chaque samedi soir de 19h à minuit. Prix : 19,50 €, réduit : 17,50€, gratuit pour les moins de 6 ans.

Brocante : le festival des Puces de Saint-Ouen

Ce week-end, le festival des Puces de Saint-Ouen est le lieu où il faut absolument se rendre. Il se déroule jusqu'au lundi 12 juin. Passons sur le prix souvent prohibitif des objets des Puces, il faut reconnaître qu'elles ont l’art de se faire remarquer, avec talent. On y trouve des objets très originaux, dont on peut s’inspirer ou qu'on peut s’offrir quand on en a les moyens. On y trouve également Didier Lockwood, du jazz manouche, du swing musette, de la chanson française, des animations dans toutes les rues des marchés, des dîners spectacles dans les brasseries et les bars, et enfin un grand bal dansant.

Les organisateurs ont créé cet événement en s'inspirant du passé des Puces. Il y a un siècle, les bars et les marchés, marchés de la chine en tête, vibraient au rythme de la musique, des gitans, des accordéonistes et autres chanteurs de rue. Venus de ce qu’on appelait encore les "fortifs", les manouches et artistes de rue faisaient la tournée des bars, travaillaient au "chapeau". 

out ceci a pris fin avec l’arrivée de la guerre puis de l’urbanisation, qui a repoussé un peu plus loin les "gens du voyage". Mais aux Puces de Saint-Ouen, la tradition a perduré : la musique n’a jamais vraiment quitté nombre de ses bistrots et de ses rues. C'est de là qu'il y a 30 ans, le parrain et instigateur de ce joyeux festival, Didier Lockwood, le grand violoniste de jazz, a eu envie de retrouver cette ambiance. Il a créé ce festival qui rend hommage au jazz manouche et à Django Reinhardt.

Il n'y a cependant de pas de programme précis. Les têtes d’affiches, de Cali à Thomas Dutronc, en passant par Zaz, Didier Lockwood lui-même, Ninine Garcia, ou encore Martin Taylor vont sillonner les bars et les marchés partenaires de ce "festival jazz musette des Puces", mais on ne saura pas qui ira où, pour préserver la spontanéité historique. Cette tournée musicale qui sillonne toutes les Puces se déroule ce samedi 10 juin et dimanche 11 juin. Le bal musette se déroulera lui dimanche 11 juin, à 19h30, sur le stade Bertrand Dauvin, avec l’orchestre "La Guinche".

Cuisine : de nouveaux plats dans le dictionnaire

Qui a dit qu’il ne fallait pas jouer avec la nourriture ? On s'intéresse ici aux nouvelles éditions des dictionnaires Larousse et Robert, pour découvrir quels sont les mots de bouche qui y sont entrés cette année. On apprend notamment ce qu'est le cromesquis, un hors-d’œuvre qu’on a vu cuisiné à toutes les sauces ces dernières années, dans les émissions de télé : c’est une petite boule croustillante et fondante, panée et frite. Dedans, on y met ce qu'on veut : foie gras, boudin, pâté de tête, fromage fondu comme en Espagne, gras de jambon, c’est forcément bon !

Les amateurs de cuisine italienne pourront également découvrir ce que sont la ciabatta, un pain blanc, moelleux avec de l'huile d'olive, et la focaccia, un pain à texture de brioche, proche d’une fougasse. Ces deux pains italiens font leur entrée en même temps dans les dictionnaires : c’est bon signe, parce que ça signifie que nos horizons culinaires ne cessent de s’élargir, comme avec le combava, agrume que l'on retrouve sur les bonnes tables thaïlandaises, ou le tangelo, fruit hybride entre un pamplemousse et une mandarine. On adore son zeste incroyablement puissant avec des notes de citronnelle. En anglais on l’appelle kafir lime, et on ne le confondra évidemment pas avec un banal citron vert.

Si on revient en France, à présent, on peut découvrir la mique, une espèce de grosse boule de pâte pochée dans un bouillon, et qui fait office de pain. Sorti du Quercy, du Béarn, du Périgord ou de Corrèze, on n’en croise pas tous les jours. Bernard Pacaud, chef mythique du restaurant trois-étoiles l’Ambroise, à Paris, fait également son entrée dans le dictionnaire. C'est l'un des rares cuisiniers français qui puisse se flatter d’avoir côtoyé la fameuse mère lyonnaise, Eugénie Brazier.

Jardin : le liseron revient dans nos jardins

Le liseron n’était plus qu’un lointain mauvais souvenir dans les jardins. Pendant des années, les jardiniers ont fait la chasse au liseron avec un désherbant, le 2-4D. Ce désherbant sera bientôt interdit chez les particuliers. Le liseron pourrait de nouveau nous envahir. On peut en voir à nouveau, dans les jardins publics pourtant très bien entretenus qui n’ont déjà plus le droit d’utiliser ce 2-4D. Cette fleur jolie et redoutable est une tueuse, une volubile qui s’enroule sur tout ce qui l’entoure comme un boa constrictor. Choux, haricots, fleurs ou rosiers, elle étouffe tout. 

Cette plante maléfique a des racines démentes, des racines blanches et fines comme des spaghettis qui s’enfoncent jusqu’à deux mètres sous terre. Parsemées de bourgeons, elles n’ont qu’une envie : faire des pousses nouvelles qui s’enrouleront autour de vos fleurs chéries. Si on arrache une touffe de liseron, on laisse tout de même des bouts de racines vivantes dans la terre, qui donneront de nouveaux liserons. Autrefois, pour maîtriser cette plante, on l’arrachait sans cesse, petit bout par petit bout, en essayant de prendre le maximum de racines, c’était le rôle des enfants et des grands-pères.

Le problème, c'est que même si on n'en a pas dans nos jardins, les oiseaux dispersent ses graines. Il suffira d’un jardin infesté pour que tout le quartier en ait. Si un potager en est vraiment envahi, il faut couvrir le sol d'une bâche en plastique noir pendant deux ans, comme le font les maraîchers bio. Le liseron finit par mourir.

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