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Chèque énergie : pourquoi 700.000 foyers supplémentaires vont le recevoir au 1er mai

Le Premier ministre a annoncé l'élargissement du dispositif chèque énergie en raison de l'augmentation des prix des carburants à cause de la guerre au Moyen-Orient. 700.000 foyers sont concernés.

Un chèque énergie (image d'illustration).

Crédit : Mathieu Thomasset / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

AFP - édité par Marine Langlois

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Le gouvernement a identifié 700.000 foyers bénéficiaires supplémentaires du chèque énergie, qui pourront à leur tour recevoir le 1er mai cette aide destinée aux plus modestes pour payer leurs factures d'électricité, de gaz ou de fioul. 

En 2026, "nous élargissons le dispositif : grâce à un croisement complémentaire de données, près de 700.000 foyers supplémentaires recevront le chèque énergie dès le 1er mai", a écrit lundi 30 mars sur X le Premier ministre Sébastien Lecornu.

Jusqu'à présent, 3,8 millions de foyers recevaient automatiquement ce chèque à partir du 1er avril. Mais après croisement de fichiers, 700.000 autres vont pouvoir également en bénéficier le 1er mai, a expliqué l'entourage de la ministre déléguée à l'Énergie, Maud Bregeon.

Le recensement des foyers éligibles à cette aide annuelle, qui s'élève en moyenne à 150 euros, s'était compliqué ces dernières années. Jusqu'en 2023, il se basait sur la déclaration de la taxe d'habitation sur la résidence principale, supprimée depuis. Le ministère des Finances établissait depuis une liste de bénéficiaires en croisant différentes sources, mais sans exclure des oublis, ce qui avait amené le gouvernement à ouvrir en octobre un guichet de réclamations pour que les foyers non identifiés se fassent connaître.

4,5 millions de foyers vont bénéficier du chèque

Au total, 4,5 millions de foyers vont désormais bénéficier de ce chèque, alors que les prix des carburants s'envolent du fait de la guerre au Moyen-Orient. Sous pression sur ce sujet, le gouvernement a annoncé vendredi des aides "ciblées" et éventuellement reconductibles, qui représentent pour l'État environ 70 millions d'euros de dépenses par mois, pour les secteurs les plus touchés : agriculteurs, pêcheurs et transporteurs.

Mais cela n'a pas apaisé leur colère, illustrée lundi par une première opération escargot des transporteurs sur le périphérique parisien. Le chef du gouvernement recevait à midi le puissant patron de la FNSEA Arnaud Rousseau, également très mécontent de l'aide proposée aux agriculteurs.

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Baisse des taxes, chèque énergie, blocage des prix : quelles mesures pour se préparer à un éventuel choc pétrolier ?

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Le président du Rassemblement national Jordan Bardella a déploré sur X que la "logique des chèques laisse de côté des millions de nos compatriotes de la classe moyenne" et réitéré sa demande de baisser les taxes sur les carburants, ce à quoi se refuse le gouvernement qui juge cette mesure très coûteuse, l'évaluant à environ 12 milliards d'euros.

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