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"Wonder Woman" : pourquoi le Quatar a-t-il interdit sa projection ?

Le premier film consacré à une super-héroïne n'est pas approuvé dans tous les pays arabes.

Gal Gadot en Wonder Woman
Gal Gadot en Wonder Woman
Arièle Bonte & AFP

Elle ne met pas tout le monde d'accord. Alors que Wonder Woman est en train de briser tous les records des films de l’univers DC, d'autres pays ne voient pas l'arrivée de ce film, réalisé par Patty Jenkins, d'un très bon œil.

Après le Liban, l'Algérie et la Tunisie, c'est au tour du Quatar d'interdire les projections du film consacré à la super-héroïne. 

En cause : encore et toujours la présence de Gal Gadot en princesse des Amazones. L'actrice israélienne est en effet au cœur d'une polémique dans ces pays arabes. Ces derniers reprochent à l'ancienne Miss Israël des propos tenus à l'été 2014 dans un post Facebook dans lequel elle défendait l'offensive meurtrière d'Israël contre la bande de Gaza.

Plusieurs mouvements ont alors demandé l'interdiction de la diffusion du film en avant-première comme en programmation dans les cinémas. Le Quatar est le quatrième pays en date à faire blocus et à annuler l'avant-première du film qui devait avoir lieu la dernière semaine de juin.

Des excuses "administratives"

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En Algérie, on explique que la déprogrammation est due à des problèmes de droits d'exploitation. "Le film sera reprogrammé une fois les contraintes administratives liées aux droits d'exploitation réglées", a par exemple expliqué Amine Idjer, responsable de la communication de MD Ciné, la société privée de distribution co-organisatrice du festival des Nuits du cinéma à Alger.

Amine Idjer a également précisé que "le ministère algérien de la Culture avait donné le visa d'exploitation" et assuré que cette déprogrammation n'avait rien à voir avec la campagne de boycott lancée sur Internet contre Gal Gadot.

Côté Tunisie, le parti nationaliste Al-Chaab a demandé l'interdiction de diffusion à la justice tunisienne tandis que le ministère de la Culture a cependant évoqué auprès de l'AFP une demande d'autorisation trop tardive : "Elle a été déposée (...) il y a deux jours seulement. L'obtention d'un visa d'exploitation requiert un délai de huit jours", a affirmé une responsable de ce ministère sous couvert d'anonymat. "C'est une affaire purement administrative", a-t-elle ajouté.

Le distributeur dénonce une "censure" du ministère

Le distributeur, Lassaad Goubantini, a quant à lui dénoncé une censure, en affirmant sortir d'un rendez-vous avec les responsables de ce même ministère. "C'est une décision qui se base sur des accusations bidon. (...) Aujourd'hui, ils empêchent un film à cause d'une actrice, demain il inventeront une autre excuse, c'est une atteinte aux libertés".

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