1 min de lecture Violences conjugales

Violences conjugales : la CGT propose un congé payé pour aider les victimes

REVUE DE PRESSE - Des congés payés pour des femmes victimes de violences : cette mesure, déjà mise en place dans quelques pays, est une des revendications de la CGT.

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Un congé payé pour aider les femmes victimes de violences conjugales Crédit Image : Zakaria ABDELKAFI / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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Amandine Bégot édité par Florian Soenen

À la veille d'une grande manifestation contre les violences faites aux femmes et alors que le gouvernement doit présenter lundi 25 novembre les conclusions du Grenelle à ce sujet et ses mesures, la CGT propose d'accorder des congés payé pour les femmes qui tentent de sortir de l'emprise des violences par leur conjoint. 

La première des conditions pour sortir les femmes de ces violences, c'est l'autonomie financière, assure Isabelle Colet, la directrice de la maison des femmes de Montreuil interrogée dans le cadre du dossier réalisé par l'Humanité. Or, comment rester concentrée quand votre vie à la maison est un enfer ? Le travail met également ces femmes en danger car le conjoint peut venir chercher sa victime : il connaît le lieu, ses horaires. Certaines sont contraintes de démissionner, ou trop absentes, sont licenciées. 

Cette mesure existe dans plusieurs pays. Les précurseurs sont les Philippines : dès 2004, 10 jours de congés payés ont été accordés au besoin. Au Canada en 2018, le pays a voté pour un congé de 10 jours, dont 5 rémunérés. En Espagne, l'employeur ne peut plus refuser une mobilité géographique, ou un aménagement des horaires.

En France, il existe quelques accords mais trop peu. La Poste donne droit à la mobilité fonctionnelle ou géographique. Chez Orange, des horaires spéciaux, un relogement et des aides économiques d'urgence sont permis. Ces aides sont conditionnées en cas de dépôt de plaintes, de certificats médiaux ou de documents des services sociaux. 

La secrétaire d'État à l'Égalité entre les femmes et les hommes Marlène Schiappa a annoncé dans une interview à Elle une loi pour l'émancipation économique des femmes, qui permettrait notamment l'ouverture d'un compte bancaire au nom de la femme sans que le mari violent soit averti par les banques.

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