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Vols annulés ou retardés à cause de la neige : remboursement, indemnisation… Quels sont vos droits ?

Ce mercredi 7 janvier, 40 % des vols sont annulés à Roissy-Charles-de-Gaulle, 25 % à Orly. Cette situation vous ouvre des droits en tant qu'usager.

Un avion Air France à l'aéroport Roissy-Charles de Gaulle, en 2024.

Crédit : Valery HACHE / AFP

La rédaction numérique de RTL

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Si vous devez prendre l'avion ce mercredi, il y a des chances que vos plans évoluent. Compte tenu de l'important épisode neigeux attendu ce mercredi 7 janvier 2026, de nouvelles restrictions de transport sont à prévoir. Sur les routes, le ministre des Transports Philippe Tabarot a appelé à éviter de se déplacer, dans la mesure du possible, particulièrement en Île-de-France. 

Si vous prenez les airs, la circulation risque d'être, elle aussi, perturbée. "Il y aura des réductions de vols dans les aéroports parisiens, notamment de 40 % à Roissy-Charles-de-Gaulle entre 9 h et 14 h et entre 6 h et 13 h il y aura une réduction de 25 % des vols à Orly", a annoncé le ministre lors d'un point presse tenu ce mardi après-midi. De quoi craindre pour votre vol. 

S'il est annulé, avez-vous le droit à un remboursement ? Rappelons qu'un vol annulé est un vol initialement prévu qui n'a pas été effectué. Donc, "dans tous les cas, que le vol soit européen ou non européen, vous avez droit au minimum au remboursement de votre billet", peut-on lire sur le site du ministère de l'Economie.

Remboursé oui, indemnisé, pas forcément. Si l'on en croit le règlement européen 261/2004, rien n'oblige une compagnie aérienne à vous dédommager. 

Des "circonstances extraordinaires" floues

En cas d'annulation de votre vol, vous avez droit à une indemnisation comprise entre 250 et 600 euros selon la distance parcourue… sauf dans certains cas. "Si l'annulation a été décidée à la suite de circonstances extraordinaires ne pouvant être évitées et que la compagnie a pris toutes les mesures raisonnables pour éviter l’annulation", l'indemnisation ne vous est pas due.

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Encore faut-il savoir ce qu'entend l'Union européenne par "circonstances extraordinaires". "La neige, le verglas, les tempêtes ou le brouillard givrant sont généralement reconnus comme des circonstances extraordinaires au sens du règlement CE 261/2004", indique Le Figaro. Autrement dit, lorsque la météo est directement à l’origine de la perturbation, la compagnie peut refuser de verser l’indemnisation financière.

Pour un retard de votre vol, la même règle s'applique. "En cas de retard d'au moins 3 h à votre destination finale, une indemnisation vous sera accordée sauf si ce retard est causé par des circonstances extraordinaires qui n'ont pu être anticipées par le transporteur et si ce transporteur a pris toutes les mesures permettant d'éviter ce retard", peut-on lire dans le règlement européen.

L’absence d’indemnisation ne dispense pas les compagnies de vous porter assistance. On doit vous proposer un repas ou une collation en fonction du temps d'attente, un hébergement avec transport si un départ n’est possible que le lendemain ou encore des moyens de communication.

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