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Violence en cuisine : "Il faut arrêter de faire rêver les gens à la télé", dit Christian Etchebest

REPLAY / INVITÉ RTL - Le chef cuisinier Christian Etchebest est venu rappeler la difficulté de son métier ce mercredi 11 mars alors que plusieurs plaintes visent des grands chefs pour violences en cuisine.

Christian Etchebest, invité de RTL, le 11 mars 2015
Christian Etchebest, invité de RTL, le 11 mars 2015
Crédit : Paul Guyonnet / RTL.fr
Violence en cuisine : "Il faut arrêter de faire rêver les gens à la télé", dit Christian Etchebest
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Violence en cuisine : "Il faut arrêter de faire rêver les gens à la télé", dit Christian Etchebest
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Yves Calvi
Animateur

Le chef Christian Etchebest, 46 ans, va intégrer prochainement le jury de Masterchef sur TF1. Il vient défendre son métier et rappeler sa difficulté ce mercredi 11 mars alors que ces dernières semaines, plusieurs plaintes de cuisiniers ont été lancées contre certains grands chefs étoilés accusés de harcèlement voire de violences.

"Je ne me reconnais pas trop dans tout ça, affirme-t-il. J'ai appris mon métier dans des grandes maisons, j'ai tout appris là-bas. J'ai pu faire le Crillon avec Yves Camdeborde, Christian Constant. J'ai maintenant une quarantaine de salariés. Chez moi la violence est bannie, j'ai toujours dit qu'on s impose par son travail et pas par la violence. Bien sûr qu'il y avait la pression, bien sûr que des fois on ne nous parlait pas très bien. Mais sans ces gens-là, je ne serai pas devenu ce que je suis devenu."

J'ai pris des petits coups de pieds au cul mais c'était pour mon bien

Christian Etchebest

"Des chefs violents je n'en entends pas parler. Je n'ai pas travaillé avec Joël Robuchon ou Yannick Alléno qui ont eu des histoires. J'aimerais qu'on m'explique ce qui se passe. Je ne vois pas ces chefs taper leurs employés. Je n'y crois pas."

Le chef de plusieurs bistrots gastronomiques dans Paris a rappelé que son métier est exigeant, et que la discipline peut être utile dans ce corps de métier. "Qu'on hausse le ton qu'on se parle mal... Ça existe depuis la nuit des temps. J'ai pris quelques petits coups de pieds au cul mais c'était pour mon bien. Oui, quand il y a eu un carré d'agneau trop cuit, on me l'a jeté dessus. Si la violence est gratuite, il faut la dénoncer, porter plainte. On ne se parle pas comme dans les bureaux. Mais des grandes claques ou des coups de poing non. Si c'est un petit coup d'épaule, pour le bien du jeune, pour le faire avancer..."

Il faut arrêter de faire rêver les gens avec les émissions de télé

Christian Etchebest
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"Je pense qu'on est en train de payer ce retour de la télé qui est rentrée dans notre métier. On oublie les bases de notre métier. On montre tellement de belles choses. Il ne faut pas oublier le travail. C'est un métier très dur, il faut arrêter de faire rêver les gens en regardant les émissions de télé, j'y participe j'en suis conscient. Ce n'est pas ça le métier de cuisinier."

Christian Etchebest rappelle qu'il a arrêté l'école en 4e et que, pour lui, les cuisines ont été "l'école de la vie". "Je dis merci aux gens qui m'ont poussé et n'ont pas été tendres avec moi, dit-il. Sans eux je n'aurais pas fait ma carrière. Il faut avoir du mental. On arrive pas avec la marguerite au bout de la bouche, c'est compliqué."

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