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Violence dans les manifestations : "Il suffit d'une flammèche", dit Élisabeth Badinter

INVITÉE RTL - Femme de lettres et philosophe reconnue, Élisabeth Badinter regrette le climat de violence qui accompagne presque chaque mouvement social en France.

Élisabeth Badinter, dans les studios de RTL, le 10 décembre 2019
Élisabeth Badinter, dans les studios de RTL, le 10 décembre 2019
Crédit : RTL
Violence dans les manifestations : "Il suffit d'une flammèche", dit Élisabeth Badinter
12:22
L'Entretien du jour du 10 décembre 2019
10:03
RTL Soir On Refait le monde - Sotto
Thomas Sotto
Animateur

La mobilisation contre la réforme des retraites a rassemblé de nombreux Français, le 5 décembre dernier. Entre 800.000 et 1,5 million de personnes ont défilé dans les grandes villes du pays, manifestant leur mécontentement envers le gouvernement.

Pour la philosophe et féministe Élisabeth Badinter, ce chant de révolte populaire est "une respiration démocratique". "On ne peut pas faire ça dans tous les pays, ceux qui ne sont pas démocrates", commente-t-elle sur RTL.

Mais la présidente de la Fondation Marcel Bleustein-Blanchet pour la vocation ne cache pas son inquiétude concernant les violences, provoquées à la fois par les policiers et par les manifestants, qui ressurgissent presque systématiquement lors de chaque mouvement contestataire.

"'On a le sentiment qu'il suffit d'une petite flammèche pour qu'on passe à la violence et là plus personne ne maîtrise rien. Je voudrais quand même rappeler que la France est l'un des très rares pays d'Europe, sinon le seul, où il y a de telles violences dans les manifestations", regrette-t-elle.

Une jeunesse découragée par ses aînés

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Le 11 décembre prochain, la Fondation Marcel Bleustein-Blanchet, de la vocation remettra les prix de son édition 2019. Cet organisme soutient depuis 1959 ses jeunes lauréats, en les aidant dans leur projet professionnel, qu'importe leur vocation. Présidente de la fondation depuis 1996, et fille de son créateur Marcel Bleustein-Blanchet, Élisabeth Badinter dénonce aujourd'hui un certain traitement de la jeunesse.

"Il y a une jeunesse particulièrement défavorisée, qu'il faut absolument aider, encourager, pour qu'ils puissent s'exprimer et on ne le fait pas assez. Je pense même qu'on les décourage, qu'on les assigne à leur territoire. Je pense que ça c’est très dangereux et très injuste", alarme-t-elle. "C'est pas en les décourageant, c'est pas en leur expliquant que ce sont les victimes de tout et en particulier de l'État Français qu'on va arranger les choses".

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