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"Une petite caste qui se croit au-dessus de tout" : Vincent Bolloré étrille les 170 écrivains qui ont quitté Grasset

Vincent Bolloré affirme que la maison d’édition Grasset poursuivra son activité malgré le départ annoncé d’environ 170 auteurs. Dans une tribune publiée dans le Journal du dimanche, ce dimanche 19 avril, le propriétaire du groupe Hachette défend l’arrivée de "nouveaux auteurs" et dénonce "une petite caste" qui "se coopte et se soutient".

Vincent Bolloré, le Français le plus puissant d'Afrique

Crédit : FRED TANNEAU / AFP

AFP & Athénaïs Cornette de Saint Cyr

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C'est désormais officiel. Malgré le départ annoncé d'environ 170 auteurs, la maison d'édition Grasset "continuera" assure Vincent Bolloré dans une tribune publiée dans le Journal du dimanche. Le milliardaire conservateur, qui contrôle le groupe Hachette auquel appartient la maison d'édition, affirme que "ceux qui partent vont permettre à de nouveaux auteurs d'être publiés".

Dans ce même texte, il se dit surpris par le "vacarme" suscité par le départ du PDG de Grasset, Olivier Nora, dénonçant "une petite caste qui se croit au-dessus de tout et de tous et qui se coopte et se soutient". 

Quelque 170 écrivains ont secoué cette semaine le monde d'ordinaire feutré de l'édition avec leur décision inédite de refuser de publier de nouveaux livres chez Grasset après le départ d'Olivier Nora, imputé par de nombreux auteurs à Vincent Bolloré. Dans une lettre ouverte, ils avaient dénoncé "une atteinte inacceptable à l'indépendance éditoriale" de la prestigieuse maison.

Un différend sur le nouveau livre de Boualem Sansal

Dans sa réponse publiée dans le JDD, Vincent Bolloré confirme que la décision est liée à un "différend" avec Olivier Nora sur la date de publication du prochain livre de l'écrivain franco-algérien Boualem Sansal, arrivé en mars chez Grasset. "Le 6 juin prochain, la maison Grasset aura la joie et l'honneur de sortir le nouveau livre de Boualem Sansal (...). Le dirigeant de Grasset voulait le sortir à la fin de l'année, ce qui était contraire à la volonté de la direction Hachette, le réel propriétaire de Grasset", écrit Vincent Bolloré, qui rappelle en préambule de son texte n'avoir pour autant "aucune fonction chez Hachette".

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Le milliardaire conservateur pointe aussi un contexte de "performances économiques de la Maison Grasset très décevantes" et une hausse de la rémunération annuelle d'Olivier Nora. En dépit de la fronde des auteurs depuis quelques jours, "Grasset continuera et ceux qui partent vont permettre à de nouveaux auteurs d'être publiés, promus, reconnus et appréciés", estime Vincent Bolloré. "Quant aux attaques concernant mon idéologie, je le rappelle une fois de plus : je suis chrétien-démocrate et les dirigeants de Hachette continueront à publier tous les auteurs qui le souhaitent", conclut-il.

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