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Une femme sur cinq délaisse le sport à cause de sa poitrine

VU DANS LA PRESSE - "Quand les seins sont trop gros, c’est un handicap dans une vie de sportive, quand ils sont trop petits c’est un complexe dans une vie de femme", résume un médecin.

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Une femme sur cinq délaisse le sport à cause de sa poitrine Crédit Image : Thomas SAMSON / AFP | Crédit Média : RTL | Durée : | Date : La page de l'émission
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Isabelle Choquet édité par Marie Gingault

Savez-vous ce qu'endure la poitrine d'une sportive ? Un sein de championne ça peut atteindre 72 km/h en une seconde, ça peut rebondir de 21 centimètres vers le haut, ça saute 5.000 fois en une demi-heure de course à pied. Je continue ? 

En plein effort, le poids est multiplié par 5, un boulet quand on est généreusement dotée. C'est l'Équipe Magazine qui se penche cette semaine sur ce sujet aussi vaste qu'un bonnet F. Car oui, être femme et sportive, ce n'est pas facile tous les jours. Déjà, c'est désormais prouvé scientifiquement, ça gêne. À tel point qu'en 1930, la Française Violette Morris, gagnante du Bol d’Or auto, s'était fait faire une mastectomie bilatérale pour piloter sans entrave : une solution extrême. 

Aujourd'hui, une femme sur cinq délaisse le sport à cause de sa poitrine, ou parfois le contraire, elles délaissent leur poitrine pour faire du sport. Exemple avec la joueuse de tennis Simona Halep : son 80 bonnet E lui faisait mal au dos, la gênait au service et lui faisait perdre de la vitesse. Alors, en 2010, elle a choisi la réduction mammaire et un petit 80B. Résultat: numéro un mondiale en 2017, et elle est toujours numéro 2. 

Bien sûr, il y a le contre exemple : Serena Williams et son 100 bonnet E. Ce qui veut dire que chaque sein pèse environ 910 grammes, mais cela ne lui empêche pas des performances et une longévité exceptionnelles.

Les seins, un frein à la performance

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Toutefois, sachez que "Même quand c'est petit, ça bouge", dit une heptathlonienne. Et ça bouge même plus puisque les mouvements sont moins amples, mais plus fréquents. Bien sûr, il y a la brassière de sport, inventée en 1977 seulement, et de plus en plus technique, mais ça ne suffit pas toujours.

D'ailleurs beaucoup de sportives enfilent deux brassières l'une sur l'autre, pour assurer le coup. L'une d'elles s'agace : "ils ont trouvé la solution pour les hommes avec la coquille, mais pour nous...". Même dans l'eau, ça finit par faire mal, alors imaginez quand on sprinte, quand on saute à la corde. Ne parlons même pas des amorties de la poitrine des footballeuses, ou pire, de la gardienne de hand qui voit arriver des ballons à 80 km/h.

Bref, dans le monde du sport, les seins encombrent, ils embarrassent, ils font souffrir. Et en plus ils sont un frein à la performance. En effet, figurez-vous qu'on a réussi à coller des prothèses à des hommes, des seins d'un kilo posés sur quatre coureurs. Résultat : ils ont couru 12% plus lentement. De plus, ils ont aussi expliqué qu'ils avaient mal au dos, aux épaules, aux genoux...

Un handicap dans une vie de sportive, un complexe dans une vie de femme

Médecin interviewé dans le dossier de l'Équipe Magazine.
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Mais avoir une forte poitrine, c'est aussi un souci pour le mental, car on y pense, comme la handballeuse qui court les bras collés au corps ou  la surfeuse qui affrontent des vagues géantes : "Si tu es concentrée sur le fait que tu as peut-être un bout de sein qui dépasse, tu ne l'es plus sur ta manœuvre", et puis il y a cette boxeuse, battue pour avoir rajusté une brassière inadaptée. Elle a préféré tomber le soutien gorge, ce qui arrive parfois sans qu'on le veuille. Souvenez-vous de Gabriella Papadakis quand sa tenue s’est déchirée, au bout de quelques secondes du programme court des JO de Pyeongchang, en 2018. Ce qu'elle avait décrit comme étant son "pire cauchemar". 

Après, il reste une réalité : quand on fait du sport, on perd beaucoup. En effet, le sein est composé à 10% environ de glande mammaire pour 90% de graisse. Deux entraînements par jour laissent peu le loisir au gras de squatter les balconnets. Ça donne des petits seins, 80A, 85B, plaqués sur le pec. Et ça aussi, ça peut complexer, d'où la tentation de céder aux implants. Laure Manaudou y a eu recours, après sa retraite, mais quand elle a voulu replonger, elle les a fait enlever.

"Quand les seins sont trop gros, c’est un handicap dans une vie de sportive, quand ils sont trop petits c’est un complexe dans une vie de femme", résume un médecin. Ce dossier passionnant est à lire cette semaine dans l'Équipe Magazine. 

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