4 min de lecture Décision de justice

Un tribunal reconnait le "sexe neutre" d'une personne intersexuée

REPLAY - La personne de 64 ans a obtenu l'inscription de ce statut à son état civil, une première en Europe.

Isabelle Choquet La Revue de Presse Isabelle Choquet iTunes RSS
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Un tribunal reconnait le "sexe neutre" d'une personne intersexuée Crédit Image : Romain Boé | Crédit Média : Adeline François | Durée : | Date : La page de l'émission
Adeline François
Adeline François
Journaliste RTL

Comment parler de cette personne qui n'est si un homme ni une femme? En disant "il", puisqu'il porte un prénom masculin. Il a 64 ans, toute sa vie, il a du cocher des cases qui ne lui correspondaient pas, jusqu’à ce que la justice crée une autre case. Pour la première fois en Europe, un tribunal vient d'accorder à une personne le droit d'inscrire la mention sexe neutre sur son état civil. L'information fait la une du journal 20 minutes, qui a rencontré en exclusivité l'une de ces personnes "intersexuées" comme dit la médecine, qui constituent 1.7% de la population mondiale.

A sa naissance, la case "garçon" est cochée bien qu'il n'en ait aucun signe distinctif. "À l'adolescence j'ai compris que je n'étais pas un garçon. Je n'avais pas de barbe, mes muscles ne se renforçaient pas,  et il m'était impossible de penser que j'étais une femme". À 35 ans, il subit pourtant un traitement hormonal  pour prévenir des risques d'ostéoporose. "Mon apparence s'est alors masculinisé, ça a été un choc, je ne me reconnaissais pas. J'ai pris conscience que je n'étais en fait ni un homme ni une femme. Mon plus gros problème, c'est que je n'ai pas pu démarrer de sexualité. Je n'ai jamais pu entrer dans ce jeu universel de séduction. Je ne serai jamais en paix sans la reconnaissance de ce que je suis réellement" témoigne t-il. Le parquet a fait appel, craignant que cette requête renvoie à un débat de société générant la reconnaissance d'un troisième genre.

Christiane Taubira face a la colère des policiers

 On en a beaucoup parlé dans les journaux de RTL ce matin, la vieille guerre police justice rallumée aujourd'hui , rallumée aussi dans la presse avec deux analyses diamétralement opposés dans le Figaro et Libération.  Choisissez votre camp....Pour Yves Thréard dans le Figaro, "les faits divers de ces dernières semaines qui ont révélé de graves failles dans le suivi pénitentiaire ont une nouvelle fois donné raison aux policiers. La fermeté affichée par le ministre de l'Intérieur restera sans effet aussi longtemps que le dogmatisme anticarcéral de Christiane Taubira la mettra en faillite. C'est cette incohérence, dangereuse et criminelle, que les policiers ne veulent plus assumer aujourd'hui."
 
"La police craque, Taubira trinque" titre Libération, qui estime en une qu'en manifestant devant le ministère de la justice, les policiers font de la garde des sceaux un bouc émissaire facile , accusée d'être trop laxiste. Pourtant affirme Libé, les chiffres montrent que les aménagements de peine sont le remède le plus efficace contre la récidive. Et puis interroge Laurent Joffrin, quel que soit leur mécontentement, est-ce aux syndicats de police de définir la politique pénale du pays? En allant place Vendôme, les manifestant se prêtent non à une protestation professionnelle, mais à une opération politique". "En visant la justice,  les flics tirent à coté".

Une immense nécropole à Lyon

Oui sachez le on n'a jamais vu autant de cranes à la une des journaux. Alors il y a la une du progrès qui nous apprend qu'on vient de découvrir à Lyon la plus grande nécropole jamais découverte, 600 sépultures mises au jour lors de fouilles sur la colline de Fourvière avec des squelettes tout entier. Les autres crânes que vous verrez en une de Télérama et du Monde sont ceux du musée de l'homme à Paris. Rémi Sulmont vous a parlé la semaine dernière sur RTL de la prochaine réouverture du musée, mais le journal Le Monde se pose une sacrée question : que faire des squelettes qui ne sont pas exposés? Un article passionnant dans les pages sciences  et médecine nous emmène dans les réserves du musée, où sont conservés 30.000 squelettes : bien plus qu'un petit cabinet de curiosité. Les squelettes sont accrochés dans des armoires orange comme dans une penderie surréaliste.

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Le problème, c'est le statut de ces restes humains. Pourquoi les exposer, comment respecter leur dignité, faut il continuer à collecter d'autres squelettes. Un comité d'éthique a fait le tri sur ce qui était montrable ou non, et ce que l'on ne montre pas est donc conservé dans les sous sols  et dans  des limbes juridiques et réglementaires. S'agit il de personnes ou de choses? "On s'épuise a vouloir répondre à cette question" dit un membre du CNRS. Interdiction de le taxer de vanité ! 

Onfray, Zemmour, et les "pépères nostalgiques"

Le Canard Enchainé et Charlie Hebdo épinglent tous les deux ce matin le dernier marronnier à la mode dans la presse hebdomadaire. Finis les pervers narcissiques, la grande marotte des magazines ces dernières années, place maintenant aux pépères nostalgiques, Michel Onfray, Régis Debray, Alain Finkielkraut, mais aussi Eric Zemmour et Michel Drucker. Fini le mal de dos place au mal de tête. Charlie Hebdo s'en amuse aussi  avec une double page de dessin "Les intellos à la une pour sauver le monde". Avec plein de fausses unes, comme celle du chasseur français avec Finkielkraut  fusil à la main "contre la prolifération de jeunes qui font du bruit". 
 
Un autre marronnier qui fait toujours rire, c'est le palmarès des prénoms,c'est Le Parisien qui révèle ce matin le classement de l'officiel des prénoms 2016. Et attention tous les règnes ont une fin. Emma n'est plus le prénom le plus donné en France pour une fille, détrônée par Louise. Chez les garçons Nathan est  détrôné par Léo. Il y a aussi les prénoms en embuscade, percée fulgurante de Liam et de Gabin chez les garçons et de Adèle et Mila chez les filles. 
 
Le plus drôle c'est bien sur les prénoms qui ont été refusés à l'état civil, à Valenciennes les parents d'une petite Nutella ont été priés d'aller tartiner leur originalité ailleurs, tandis que le tribunal de Perpignan a refusé Mini Cooper pour une autre fillette. alors quitte a passer pour une mémère nostalgique, je repense a Albert Camus,  que l'on soit une fille ou un garçon,  ou ni l'un ni l'autre, que l'on soit caché policier ou justicier, que l'on soit caché ou exposé. Mal nommer les choses, c'est ajouter au malheur du monde.

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