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Tourisme : l'inquiétante destruction de la flore de l'Antarctique

Depuis quelques années, l'Antarctique est victime de son succès. L'afflux de touristes et les missions scientifiques fragilisent la flore du continent blanc.

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Tourisme : l'inquiétante destruction de la flore de l'Antarctique Crédit Image : STRINGER / BRITISH ANTARCTIC SURVEY / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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Jean-Mathieu Pernin édité par Venantia Petillault

Une nouvelle menace plane sur l'Antarctique : la destruction de sa flore. En cause, l'abondance de missions scientifiques et un tourisme de plus en plus important.

Des espèces qui n'existaient pas il y a quelques années, comme les mouches ou les plantes Poa annua ont été apportées par l'homme sur le continent blanc. Au printemps, en Antarctique, une toute petite partie de la glace fond, laissant apparaître une prairie un peu austère.

La zone, protégée par des traités internationaux, reste difficile d'accès. Mais à force d'expéditions scientifiques, respectant néanmoins toutes les normes, de multiples espèces invasives ont pu s'y installer, notamment grâce aux bateaux. On estime que 99% des espèces invasives sur place sont venues avec les humains. 

Mais ce n'est pas le seul fléau du continent qui compte 50.000 touristes chaque année. De plus en plus de croisières proposent une escale dite "scientifique" en Antarctique. Là aussi, les protocoles sont très stricts pour pouvoir poser le pied sur la glace. À savoir, ne rien prendre et ne rien toucher, mais cela n'empêche pas le transport, malgré soi, de micro-organismes mauvais pour cet environnement. 

Les touristes de la "dernière chance"

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Mais ce qui n'est pas bon avant tout, c'est que l'on s'y promène tout simplement. Récemment, un Norvégien a posté une photo de lui en maillot de bain sur Instagram, immergé dans une eau à trois degrés, sous le regard étonné ou effaré des manchots.

Ces touristes ont d'ailleurs hérité d'un surnom. On les appelle les touristes de la "dernière chance". L'idée est de se rendre dans les endroits les plus exposés au réchauffement climatique pour les regarder, une dernière fois. L'Antarctique, la barrière de corail en Australie, Venise ou la mer de glace à Chamonix : un dernier selfie et le voyage est réussi !

Mais pensez que plus on se rend dans une zone menacée, plus on la fragilise donc cela ne fait qu'accélérer le processus. On parle d'une augmentation de 40% du tourisme en Antarctique l'année prochaine.

Le plus : Macron veut davantage d'éoliennes en mer

Le président de la République l'a affirmé mardi 3 décembre aux Assises nationales de l'économie de la mer : la France a un rôle à jouer dans l'éolien en mer. L'Allemagne, la Belgique, la Grande-Bretagne ou le Danemark, tous se sont mis au diapason de cette source d'énergie. 

Mais la France accuse un certain retard. Le premier parc offshore est en construction au fond de la baie de Saint-Nazaire et six autres parcs sont pour l'instant prévus. En 2050, 30% de l'électricité européenne pourrait venir de l'éolienne en mer.

La note : 4/20 à Jean-Charles Taugourdeau

Ce mardi 3 décembre, à l'Assemblée nationale, l'élu des Républicains, Jean-Charles Taugourdeau a parlé du "prétendu réchauffement climatique". À l'occasion d'une question au gouvernement, le député a évoqué les normes environnementales comme une contrainte pour ceux qui travaillent.

Résultat : une avalanche de tweets et des commentaires insultants à son égard ont envahi la toile. Mais le parlementaire ne comprenait visiblement pas vraiment pourquoi, alors qu'il est l'un des premiers à remettre officiellement en cause le réchauffement climatique, au micro de la représentation nationale. Chacun a le moment de gloire qu'il peut.

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