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Sexualité : 75% des 13-25 ans ont déjà envoyé des "nudes", selon une étude

VU DANS LA PRESSE - L'étude, menée par l'université libre de Bruxelles, inquiète les professionnels qui rappellent le danger d'un "nude" partagé sans consentement.

Une adolescente sur son téléphone portable (image d'illustration)
Une adolescente sur son téléphone portable (image d'illustration)
Crédit : KARINE PÉRON LE OUAY / HANS LUCAS / HANS LUCAS VIA AFP
Charlène Slowik

C'est un constat alarmant qui ressort de cette étude. Selon les travaux de l'université libre de Bruxelles (ULB), près de 75% des jeunes entre 13 et 25 ans, ont déjà envoyé des "nudes", des photos dénudées, d'eux-mêmes à quelqu'un. L'étude a également mis en évidence que cette pratique sexuelle est de plus en plus répandue, notamment chez des personnes qui ne sont pas en couple.

L'âge du premier rapport sexuel, de son côté, reste stable et se maintient à 17 ans selon l'étude qui a permis d'interroger 7.545 femmes et 3.155 hommes, selon BFM. Mais l'envoi de "nudes" de plus en plus jeune est un phénomène qui inquiète les professionnels. Ils considèrent cette pratique sexuelle comme étant négative du fait "des dangers du partage secondaire, autrement dit le fait de voir des photos intimes destinées à une seule personne envoyées sans son accord à d'autres".

Malgré le risque, les jeunes ont une vision plutôt positive des "nudes". "Ça m’arrive d’en faire", "Ce sont des sortes de préliminaires à distance", confient des jeunes. Pour Clara, choisir ce qu'elle révèle et comment, c'est se réapproprier son corps. "Je le vois un peu comme une mise en scène où je décide un peu de ce que l'autre voit. Ce qui n’est pas du tout le cas quand je vis ma sexualité”, assure-t-elle.

Antoine, lui, préfère se dévoiler ainsi quand il est en couple. "Ça permet de raviver la flamme à distance, on va dire. Je privilégie le 'suggéré' clairement et je ne montre jamais ma tête même si je peux avoir confiance”, détaille-t-il. 

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Quand les photos sont partagées sans consentement à d'autres personnes, les victimes ne portent pas souvent plainte. Seulement 8% d'entre elles le font. "Nous, les adultes plus vieux, on n’a pas joué notre rôle correctement et on blâme la victime en disant ‘c’est bien fait pour toi’, ‘tu n’avais qu’à pas le faire’, ‘tu n’avais qu’à te respecter’", explique Elodie Cadé, sexologue.

"Ça fait partie des sexualités actuelles et il faut rappeler ce qui est légal et illégal et celui qu’on blâme, c’est le criminel et pas la victime", soutient-elle. En effet, les adolescents qui ne savent pas toujours que sans consentement, il y a infraction.

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