2 min de lecture Réforme des retraites

Réforme des retraites : le patronat a eu gain de cause sur l'âge pivot

ÉDITO - L'âge pivot était l'une des principales demandes des représentants du patronat. Les annonces d'Édouard Philippe, mercredi 11 décembre, semblent davantage profiter aux chefs d'entreprises plutôt qu'aux salariés.

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Réforme des retraites : le patronat a eu gain de cause sur l'âge pivot Crédit Image : ERIC PIERMONT / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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Martial You édité par Camille Descroix

Le Premier ministre Édouard Philippe a mis tout le monde contre lui en présentant, mercredi 11 décembre, l'architecture de la réforme des retraites, excepté le patronat. Pourquoi ? Pour la même raison que la colère de la CFDT, à savoir l'âge pivot.

Philippe Martinez, qui doit être content de réunir tous les syndicats autour de lui la semaine prochaine, ironisait d'ailleurs : "Tout le monde sera en grève, sauf le Medef". Une mesure pro-patronale donc ? Une mesure paramétrique, c'est-à-dire une mesure économique pour équilibrer les comptes des caisses de retraites, c'était la demande des représentants du patronat.

Pour combler le trou, de 8 à 17 milliards d'euros qui se profilent à l'horizon 2025, il y avait 3 possibilités : baisser les pensions, inciter à partir plus tard (l'âge pivot, la "ligne rouge" de la CFDT) ou augmenter les cotisations sur les salaires. Et les patrons ont eu gain de cause.

Quelles contreparties à ces mesures pro-entreprises ?

C’est d'ailleurs pour ça que le patronat affiche son soutien au gouvernement, pour éviter d'avoir trop de contreparties. Le gouvernement va devoir récupérer les syndicats et pour séduire la CFDT, on devrait voir revenir la question de la prise en compte de la pénibilité, pour faire partir plus tôt à la retraite certains salariés, l'un des principaux combats du syndicat.

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Si on généralise la pénibilité aux emplois de la fonction publique, il y aura des conséquences sur le secteur privé, c’est le principe du régime universel. Par exemple, si les critères de pénibilité sont pris en compte pour les chauffeurs de bus de la RATP, cela s'appliquera aussi aux chauffeurs de bus Transdev, en région, et cela aura un coût pour les employeurs privés.

Et faudra-t-il demander des comptes au patronat sur l'emploi des seniors ? C'est la principale crainte pour les employeurs et le Medef. Si on incite les Français à travailler jusqu'à 64 ans, il y a de grandes chances pour que le gouvernement oblige les employeurs à garder les 60-64 ans parce qu'aujourd'hui, les 2/3 de cette tranche d'âge ne travaille pas. Et quand c’est le cas, 1 fois sur 3, les salariés sont à temps partiel.

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