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Quand une journaliste de RTL fait ses premiers pas de cariste-magasinière

REPORTAGE - Tout au long de la semaine, notre journaliste Anaïs Bouissou revêt l'habit de cariste et travaille dans l'entrepôt logistique d'un grand magasin de bricolage. L'occasion de mettre la lumière sur ce secteur qui peine à recruter.

Deux salariés dans un entrepôt en Allemagne (image d'illustration).
Deux salariés dans un entrepôt en Allemagne (image d'illustration).
Crédit : Benedikt Spether / DPA / dpa Picture-Alliance via AFP
REPORTAGE - Entreprises : dans les coulisses d'un entrepôt logistique
00:04:44
Anaïs Bouissou - édité par Florine Boukhelifa

La logistique est un secteur qui génère 1,8 million d’emplois. Sans ces surfaces de stockage, il n'y a pas de commerce ni d'industrie et donc finalement pas d'économie. Pour mieux comprendre son fonctionnement, notre journaliste Anaïs Bouissou a d'abord passé le diplôme de cariste puis a décroché un emploi dans l'entrepôt logistique d'un grand magasin de bricolage.

Dès 6 heures du matin, à trente minutes de route de Paris, l'ombre d'un entrepôt se dessine. Pour ce premier jour, Ali, le responsable, nous remet alors un badge, des gants, un gilet de sécurité et un cutter. "On ne peut pas travailler en logistique sans cutter", affirme-t-il. Derrière une porte, un nouveau monde s'offre à nous : une immense valse de chariots, de palettes, de colis ou encore des étagères de plus de dix mètres de haut.

Dans cet entrepôt de 12.000 mètres carrés, de nombreux bruits de craquement et de frottement. "S'il n'y a pas de bruit on va trouver ça bizarre", indique le responsable. "Il y a des Fenwick (chariot-élévateur) partout, c'est la vraie vie". Cependant, pas question de monter tout de suite sur un transpalette. Avec un diplôme tout frais, il est nécessaire de faire ses preuves avant de décharger les palettes.

Rapidité et rentabilité

Avec des colis dans tous les sens, le droit à l'erreur n'est pas permis. Les nouvelles recrues sont alors préposées à l'endroit où les marchandises sont débarquées, comptées, vérifiées et enfin rangées. À l'aide d'un bipeur, tous les codes barres sont passés au crible sous l'œil de Moktar. "Là, je suis sûr que le chauffeur n'est pas content parce qu'on ne marche pas assez vite", fait-il remarquer.

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Le chef ne manque pas non plus de faire un rappel à l'ordre. "On est à 83% à l’heure, 17% en retard. C’est beaucoup parce que notre objectif est d'être à 95%", explique-t-il. "On se prend une petite claque" alors qu'avec plus d'un millier de palettes qui transitent chaque jour, la rentabilité doit constamment rester en tête.

Dans ce secteur, tout ne tient que par l'humain, l'ambiance sur place et la bonne humeur des ouvriers. Le métier n'est pas facile : il fait toujours froid, les corps souffrent et un accident n'est jamais bien loin. Pour se mettre en condition, un échauffement "réveil musculaire" est organisé chaque matin. "Le mal de dos est une maladie à laquelle on ne peut pas échapper", nous explique-t-on ainsi.

Les ouvriers, qui travaillent en horaires décalés, sont payés à peine plus que le SMIC et sont constamment en manque de bras. Un phénomène observable dans cet entrepôt de la région parisienne, mais aussi partout en France : 86.000 postes sont à pourvoir actuellement.

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