1. Accueil
  2. Actu
  3. Débats et société
  4. Précarité des jeunes : "On attend davantage de l'État", demande Valérie Trierweiler
2 min de lecture

Précarité des jeunes : "On attend davantage de l'État", demande Valérie Trierweiler

ÉDITO - Valérie Trierweiler déplore l'inaction de l'État et sa réticence à se tourner vers des aides généralisées à tous les 18-25 ans.

Le Secours populaire français, association qui vient en aide aux plus démunis
Le Secours populaire français, association qui vient en aide aux plus démunis
Crédit : DOMINIQUE FAGET / AFP
L'oeil de... du 17 février 2021
04:54
L'oeil de... Valérie Trierweiler du 17 février 2021
04:54
Valérie Trierweiler
Journaliste

Est-ce normal qu’autant d’étudiants s’enfoncent dans la précarité ? Est-ce normal que des associations comme le Secours populaire prennent le relais de l’Etat ? On l’a entendu toute la journée sur l'antenne de RTL, le Secours populaire vient en aide à des milliers d’étudiants en matière alimentaire, d’hygiène ou encore en équipement numérique, dans un contexte que l'on connaît.

Le Secours populaire était déjà présent pour les enfants, les familles, les seniors. Avec cet appel d’air en direction des jeunes, il faut indéniablement plus de dons, c’est pourquoi nous comptons sur vous qui nous écoutez.

On peut faire des dons en allant sur le site de RTL ou du Secours populaire, mais que fait-on de plus ? La solidarité, c’est formidable et bien des étudiants qui reçoivent de l’aide du Secours populaire demandent à leur tour à pouvoir aider.

Réticence du gouvernement sur le RSA Jeunes

Mais désormais, on attend davantage de l’Etat. Il est peut-être temps qu'aboutisse enfin le débat sans fin sur le RSA jeunes. Les circonstances ont changé et les 18-25 ans ont droit à être aidés.

À lire aussi

Sous certaines conditions, une jeune femme ou un jeune homme peut obtenir cette allocation, être un parent isolé par exemple ou avoir travaillé deux ans à taux plein. Mais cela exclut les étudiants. C'est Nicolas Sarkozy qui, par le truchement de Martin Hirsch, avait mis en place ce dispositif.

En réalité, il y a une vraie question idéologique derrière le débat du RSA jeunes. Un amendement instaurant une "autonomie jeune" a été rejeté par le sénat le 21 janvier dernier. Au gouvernement des voix contre s’élèvent régulièrement. Pour le porte-parole du gouvernement, "il s’agirait d’une défaite".  Bruno Lemaire, lui nous explique "qu’un jeune veut d’abord travailler".

Mais encore faut-il pouvoir trouver un job et en ce moment c’est mission impossible. Est-ce mieux de démarrer sa vie d’adulte dans une file d’attente pour obtenir de quoi se nourrir ?

Des élus socialistes portent le débat à l'Assemblée

Côté opposition, "il y a une urgence à endiguer la précarité" dit-on du côté de la France insoumise qui est totalement pour. Au PS, on n’a pas toujours été favorable. On en parle depuis vingt ans. Lionel Jospin, lui avait préféré les emplois jeunes. Manuel Valls avait failli le proposer, en 2016 mais il avait reculé devant le coût : six milliards à l’époque.

Et dès demain, une poignée de députés socialistes vont tenter une nouvelle offensive à l’Assemblée avec cet argument de Boris Vallaud : "18 ans, c’est la majorité politique, la majorité pénale, mais il n’y a que sur le plan social qu’on est majeur à 25 ans".

En réalité, pour le gouvernement, il est urgent d’attendre. Il a commandé un rapport commandé qui portera sur le revenu universel d’activité (RUA) avec une refonte des allocations. Il est attendu pour le deuxième semestre. Et donc pour un prochain quinquennat.

L'équipe de l'émission vous recommande

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/