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Pourquoi les parents sont plus réticents à faire vacciner leurs enfants

REPLAY - Un tiers des parents avouent qu'au moins un de leurs enfants n'est pas vacciné selon une étude de l'INPES.

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Crédit : AFP / Archives, Fred Tanneau
Pourquoi les parents sont plus réticents à faire vacciner leurs enfants
05:09
Jérôme Florin

Pourquoi les parents sont-ils de plus en plus réticents à faire vacciner leurs enfants contre l'hépatite B ? Ce sont les résultats d'une enquête de l'INPES, l'institut national de prévention et d'éducation pour la santé, qui montrent qu'un tiers des parents reconnaît qu'au moins un de leurs enfants n'est pas vacciné.

"Incontestablement, la proportion des parents méfiants a augmenté de façon importante, affirme Robert Cohen, pédiatre à Créteil (Val-de-Marne) et membre de la Société française de pédiatrie. Plus que la proportion, c'est le niveau d'inquiétude qui a monté."

Les raisons de cette augmentation ? "C'est parti des affaires des années 90, rappelle-t-il. L'arrêt de la vaccination dans les écoles suite à l'affaire Kouchner, le net et les réseaux sociaux amplifient ces rumeurs sans qu'il n'y ait la moindre nouvelle étude montrant la dangerosité de ce type de vaccin."

Pour tous les vaccins, le rapport entre effets secondaires et bénéfices varie entre 1/10.000 et 1/100.000

Robert Cohen, pédiatre

Une pétition du professeur Joyeux concernant les dangers de la vaccination a recueilli 700.000 signatures. Le médecin disait que le vaccin contre l'hépatite B contenait des substances dangereuses. "Les substances dangereuses sont présentes dans tous les vaccins, mais il n'a jamais été démontré que les risques de sclérose en plaques était augmenté chez les vaccinés. On manipule un doute sans preuve."

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780.000 personnes dans le monde meurent à cause de l'hépatite B selon Robert Cohen. Mais en 2014, l'État avait été condamné à verser 2,5 millions d'euros à une femme qui avait contracté une sclérose en plaques après un vaccin contre l'hépatite B. "L'État se doit d'indemniser si un événement indésirable arrive après, ce n'est pas la preuve scientifique qu'il y ait un risque supplémentaire. Il n'y a pas plus de sclérose en plaques chez les vaccinés."

"Tout médicament a des effets secondaires, souvent bénins. Pour tous les vaccins, le rapport entre effets secondaires et bénéfices varie entre 1/10.000 et 1/100.000. J'encourage tous les parents à faire vacciner leurs enfants", conclue le pédiatre.

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