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Portrait de Jacques Genthial, patron du 36 et père de police scientifique moderne

PODCAST - "L'heure du Crime" rend hommage à Jacques Genthial, haute figure de la police. Il a dirigé le 36 Quai des Orfèvres, et rendu possible la création d'une structure de police technique et scientifique en France. Les invités de l'émission rendent hommage à cet aveyronnais apprécié de ses pairs, décédé la semaine dernière. Jacques Genthial : le Bertillon des temps modernes.

La police scientifique déployée à Marseille après l'attaque d'une voiture-bélier
La police scientifique déployée à Marseille après l'attaque d'une voiture-bélier
Crédit : boris HORVAT / AFP
Jacques Genthial, patron du 36 et père de police scientifique moderne
42:31
Jacques Pradel - édité par Amandine Lemaire

A la Une ce soir l’hommage des « grands flics » à l’un d’entre eux, disparu il y a quelques jours à la suite d’une longue maladie. Ce policier d’élite, le commissaire divisionnaire Jacques Genthial, avait imposé sa « méthode » à la brigade criminelle qu’il a dirigé dans les années 80 : l’une de ses phrases favorites, paraît-il était de dire : « On ne ferme jamais le dossier d’une affaire non résolue ! » C’est toujours aujourd’hui la signature de ce service de police « pas comme les autres » !

Plus tard, il a été viré du 36 quai des Orfèvres dont il a été le patron également, dans des circonstances d’ailleurs sur lesquelles nous reviendrons avec les invités de "L’heure du Crime". Vous entendrez également comment il a sorti la police scientifique du moyen-âge, grâce à un rapport qualifié aujourd’hui d’historique. La conclusion du "Rapport Genthial", c’était trente pages d'état des lieux sans concession, qui a entraîné une réforme globale de la police scientifique

Il y dénonçait, « l’état d’abandon » des laboratoires de police scientifique, où l’on travaillait avec des équipements dépassés, des personnels insuffisants et des méthodes surannées. Personne n’avait pris le « virage de l’informatique » ni intégré les procédés nouveaux de traitement des lieux du crime. Dans ce domaine, la France était à la traîne, bien loin derrière ses principaux voisins européens, l’Allemagne ou le Royaume-Uni, où un millier de scientifiques travaillaient pour la police, à l’époque, contre seulement une petite soixantaine dans l’Hexagone. Ce qui lui a valu le surnom de « Bertillon des temps modernes ! ».
Il y avait aussi un homme exceptionnel que tous ceux qui l’ont côtoyé regrettent aujourd’hui comme vous l'entendrez de la part des invités "L’heure du crime". 

Archives sonores
La rédaction de "L'heure du Crime" remercie celle de Radio Totem en Aveyron, pour le prêt des extraits sonores de l'entretien que leur avait offert Jacques Genthial. 
Un entretien réalisé en 2005 sur TOTEM dans le cadre de l'émission "Le Forum Totem-Centre Presse". Il était interrogé au micro de Dominique Bahl et Patricia Holderbach.

Nos invités

Claude Cancès, ancien patron du "36 Quai des Orfèvres".
Charles Diaz ancien commissaire à la Brigade criminelle de Paris ;  chef du bureau d'études et d'organisation de la police scientifique et technique (1988-1991), puis chef d'état-major de la Police Judiciaire (1991-1994). Il a co-écrit avec Claude Cancès 
"Histoire du 36 illustrée" aux éditions De Mareuil.
Richard Marlet, ancien patron de l’Identité judiciaire.

Soumettre une affaire

Vous pouvez à tout moment soumettre une affaire à Jacques Pradel. Laissez votre message avec les principales informations nécessaires à l'équipe de l'émission pour programmer, peut-être prochainement, ce fait-divers dans L'Heure du Crime.

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