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Pollution aux hydrocarbures : les satellites, armes de dissuasion en Europe

Un réseau de satellites européens a permis de diviser par deux la pollution des côtes en hydrocarbures en l'espace de 10 ans.

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Les satellites, armes de dissuasion contre la pollution aux hydrocarbures en Europe Crédit Image : Angelos Tzortzinis / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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Virginie Garin édité par Ryad Ouslimani

C'est une véritable avancée depuis 10 ans dans la prévention de la pollution des mers et des océans. La surveillance par satellite a permis de diviser par deux les pollutions aux hydrocarbures en Europe. Et alors que des galettes de pétrole s'échouent sur les côtes du Brésil depuis plusieurs semaines, sans en connaitre l’origine, cette catastrophe écologique n'aurait sans doute pas eu lieu sur le Vieux continent. En effet, 6 satellites surveillent en permanence l'espace maritime de l'Union européenne.

Ils sont capables, même quand il y a des nuages, de repérer avec des radars des traces d'hydrocarbures. Ils prennent des photos et les envoient sur Terre. Dès qu'une photo arrive, la société CLS filiale de Centre national d'études spatiales (CNES), qui gère cette technologie, doit prévenir dans les 20 minutes l'autorité européenne de sécurité maritime si elle découvre une pollution. En 10 ans, 6.300 nappes ont été découvertes, allant de quelques mètres à plusieurs kilomètres. 

L'effet est dissuasif, avec une diminution de moitié des pollutions, car les armateurs se savent surveillés. Exposés à des amendes, ils dégazent beaucoup moins dans les eaux européennes. Ils évitent de nettoyer leurs cuves illégalement en pleine mer. Certes, ils préfèrent du coup le faire ailleurs, mais ça protège les côtes d'Europe, sachant que les dégazage quotidiens polluent 10 fois plus que les marées noires. 

Au Brésil, il a fallu un mois pour mettre en place un plan d'urgence. Un tel dispositif de satellites aurait peut-être permis d'agir plus vite, ou en tout cas de savoir d'où viennent les galettes qui ont souillé 400 plages. La pollution s'étend désormais vers le sud du Brésil, vers Rio de Janeiro. C'est une catastrophe pour la biodiversité et le tourisme. Et on ne sait toujours pas d'où elle vient. 

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