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Politique fiscale : les classes moyennes favorisées par le gouvernement

l’Institut des politiques publiques a publié son évaluation annuelle des mesures fiscales du gouvernement. Les classes moyennes sont les plus avantagées, suivies par les très riches.

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Politique fiscale : les classes moyennes favorisées par le gouvernement Crédit Image : iSotck | Crédit Média : RTL | Date :
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François Lenglet édité par Noé Blouin

Macron n'est pas le président des riches. C’est l’Institut des politiques publiques qui le dit, à partir de son évaluation annuelle, très rigoureuse, des mesures fiscales du gouvernement. Si l’on prend en compte l’ensemble des mesures prises depuis le début du quinquennat, en intégrant celles qui sont prévues pour 2020, on voit que c’est une très large classe moyenne des Français qui est gagnante, avec une hausse du pouvoir d’achat de 3% au total. 3%, toutes choses égales par ailleurs, c’est-à-dire sans tenir compte des augmentations de salaires éventuelles.

Les gagnants
dont je parle, ce sont les 60% des ménages Français qui gagnent entre 22.000 et 47.000 euros par an. Ceux-là vont gagner entre 500 et 1.500 euros sur l’année, par ménage. Les plus pauvres, en dessous de ce seuil, profitent bien moins. Quant aux plus riches, c’est pareil. Sauf pour les très riches, ceux qui reçoivent plus de 210.000 euros par an qui, eux, verront leur pouvoir d’achat progresser de 2%, c’est-à-dire d’un peu plus de 4.000 euros.

Cela signifie que les classes moyennes ont été plus favorisées que les très riches, c’est ce que nous dit l’IPP, chiffres à l’appui. Ça s’explique en large partie par le rééquilibrage de la politique économique après les gilets jaunes, rééquilibrage dont nous avons souvent parlé ici.

Une relance budgétaire qui ne dit pas son nom

La concentration des bénéfices au milieu de la courbe des revenus des Français s’explique par les instruments qui ont été choisis : suppression de la taxe d’habitation, baisse de l’impôt sur le revenu, et amélioration des heures supplémentaires. Les plus pauvres ne font pas d’heures supplémentaires, ils ne travaillent pas, ils ne payent ni la taxe d’habitation, ni l’impôt sur le revenu, ils en sont exonérés.

Quant aux riches, le gain qu’ils empochent provient de la suppression de l’ISF. Il est moins concentré chez les très très riches qu’on ne l’imaginait car, à l’aide de nouvelles données compilées par l’IPP, on a constaté que les très très riches étaient en fait déjà largement exonérés de l’ISF, grâce aux niches fiscales très importantes, qui leur faisaient échapper à cet impôt. Ce sont donc aussi les "petits riches" qui ont profité de la suppression de l’ISF.

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En 2020, ce sont donc les ménages qui sont les mieux servis, au détriment des entreprises et de la réduction des déficits, complètement oubliée, elle. Selon les calculs de nos experts, ces mesures vont apporter 0,7% du PIB en 2020, soit la moitié de la croissance prévue l’année prochaine, en soutenant la consommation. C’est une relance budgétaire qui ne dit pas son nom.

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