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Plus de place, des sièges repensés, un wagon-bar transformé… Plongée à bord du nouveau TGV M de la SNCF

Plus de place pour les jambes, un espace de restauration en libre-service et une consommation d'énergie réduite : le TGV M fait son voyage inaugural ce vendredi 6 novembre, sur l'axe Paris-Lyon-Marseille. RTL a pu monter à bord de ce nouveau train, attendu depuis plus de deux ans.

Le Bistro du TGV M le jour du lancement le 6 novembre 2026

Crédit : Nathan Bocard / RTL

Nathan Bocard

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Après plusieurs reports et des années d'attente, le TGV nouvelle génération de la SNCF est enfin sur les rails ce vendredi 6 novembre, à l'occasion de son voyage inaugural au départ de Paris-Gare-de-Lyon. Avant son déploiement progressif sur les grandes lignes françaises, RTL a pu monter à bord de ce train repensé pour accueillir davantage de voyageurs, améliorer leur confort et réduire sa consommation d'énergie.

Au premier abord, il ressemble à un TGV comme les autres. Mais lorsqu'on rentre dans les détails, tout est réfléchi, jusque dans son apparence. La couleur blanche de la livrée permet par exemple de "gagner quelques degrés et [d']être plus économe en énergie électrique, en partie sur la climatisation", comme le confiait en 2024 à RTL Christophe Fanichet, patron de SNCF Voyageurs. 

Ce qui marque surtout, c'est le nez du train. Bien plus allongé que ses prédécesseurs, il améliore l'aérodynamisme. La SNCF et son constructeur Alstom le présentent comme un des atouts majeurs du nouveau train à grande vitesse. 

Une rame supplémentaire, 20% de consommation en moins

La locomotive a également été raccourcie de quatre mètres, afin d'ajouter une voiture passager et donc d'augmenter le nombre de passagers. Doté de deux étages, le train accueille 740 passagers par rame, soit plus de 1.400 passagers lorsqu'il est doublé. Objectif de ce train "révolutionnaire" : 20% de consommation d'énergie en moins, 20% de climatisation en moins, 20% de passagers en plus. 

Parmi les premiers visiteurs, une poignée d'officiels, beaucoup de journalistes, quelques voyageurs. Pour ceux qui souhaitent le tester dès maintenant, il faudra d'abord emprunter la ligne Paris-Lyon-Marseille. À partir de vendredi 6 novembre, six rames sont dédiées à cette ligne avec un aller-retour par jour. Les quelques 150 autres rames commandées par la SNCF seront déployées progressivement sur toutes les lignes à grande vitesse de France.

  • 2nde classe du TGV M le 6 novembre 2026 jour du lancement

    Crédits : Nathan Bocard / RTL

  • La 1re classe du TGV M le 6 novembre 2026 jour du lancement

    Crédits : Nathan Bocard / RTL

  • 1re classe du TGV M le jour du lancement le 6 novembre 2026

    Crédits : Nathan Bocard / RTL

  • Le Bistro le jour du lancement du TGV M le 6 novembre 2026

    Crédits : Nathan Bocard / RTL

  • Le Bistro le jour du lancement le 6 novembre 2026

    Crédits : Nathan Bocard / RTL

  • Le Bistro du TGV M le jour du lancement le 6 novembre 2026

    Crédits : Nathan Bocard / RTL

Adieu les repose-pieds, révolution au wagon-bar

À l'intérieur du véhicule, les allées de la première classe sont rouges et celles de la seconde, bleues. L'assise est plus confortable que dans les trains habituels, et les sièges sont plus fins afin de laisser davantage de place aux jambes. En revanche, les repose-pieds ont disparu. Il y a aussi plus de places pour les bagages, et pour huit vélos par rame. 

La petite révolution se trouve au wagon-bar...qui n'a plus de bar. Intitulé le Bistro, il occupe deux étages, une petite salle de restaurant de trente places à l'étage et un self en bas. Les voyageurs peuvent se servir dans les frigos, réchauffer leur plat au micro-ondes puis payer en caisse automatique. Il s'agit d'une sorte d'épicerie en libre-service, sans vendeur. L'objectif est de gagner du temps, même si certains voyageurs confient à RTL regretter l'absence de côté humain.

Par ailleurs, un wagon entier est dédié aux personnes à mobilité réduite, accessible par un mini-ascenseur. Il peut accueillir cinq voyageurs en fauteuil roulant et dispose de sanitaires adaptés. 

Un TGV autonome jusqu'à la gare suivante en cas de panne d'alimentation

Autre atout d'importance, le greffon. C'est la batterie intégrée au train d'une importance capitale. En cas de rupture d'alimentation, ce TGV sera autonome sur plusieurs kilomètres pour ramener les voyageurs dans la gare suivante. Sa climatisation continuera également de fonctionner même sans courant, atout majeur en cas de canicule.

Ce projet a plus qu'intérêt à répondre à ses promesses. Initialement prévu pour les Jeux Olympiques 2024, il est lancé après plus de deux ans d'attente et de multiples retards. Depuis 2018, la SNCF a commandé 160 TGV nouvelle génération selon Alstom, pour un montant de 4,6 milliards d'euros. En 2025, SNCF Voyageurs a demandé 30 rames pour Eurostar Group et les liaisons transmanche. En janvier, la SNCF a ajouté 15 TGV M pour 600 millions d'euros, à destination notamment des liaisons France-Belgique.

Les premiers retours des voyageurs sont pour le moins positifs à ce stade. "C'est très pratique, très ergonomique, on est bien assis", décrit un passager. "C'est confortable, surtout grâce au repose-tête qui est réglable", apprécie un autre. "Très bon point, les liseuses ne sont plus sur les accoudoirs mais en face du siège", remarque un dernier. Comme promis, le wifi a été optimisé, même si la SNCF précise à RTL que la connexion dépend des antennes au sol qui se trouvent à proximité des rails.

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