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Pesticides : début du bras de fer sur la distance d’éloignement

La consultation citoyenne sur la distance minimale entre les zones d’habitation et les zones d’épandage commence ce lundi 9 septembre et s'annonce comme un nouveau bras de fer entre les associations et le gouvernement.

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Pesticides : début des discussions sur la distance d'éloignement Crédit Image : JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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Jean-Mathieu Pernin édité par Noé Blouin

Une distance minimale de 5 à 10 mètres entre les habitations et les zones d'épandage de produits phytosanitaires, voilà ce que préconise le gouvernement pour répondre aux interrogations sanitaires concernant les dangers des pesticides. 5 mètres pour les cultures basses, comme les légumes, 10 mètres pour les cultures hautes (céréales et arbres fruitiers). Il existe déjà une législation concernant les écoles et les crèches, mais aucune pour les zones agricoles.


Tout le monde salue l'action du gouvernement dans ce dossier, mais qu'y a-t-il de pire : un cadeau raté ou pas de cadeau du tout ? On a tous vécu cette scène, où, invité à l’anniversaire de Caroline, on avait confié le soin à Thomas d’acheter le cadeau pour tout le monde et quand elle l’ouvre , le cadeau est nul et personne n’est content. Cette nouvelle affaire de pesticides, c’est un peu l’anniv raté de Caro à grande échelle.

Ce qui dérange les associations, c’est la distance retenue par le gouvernement. Selon des ONG, 5 à 10 mètres entre la zone d’épandage et les habitations, c’est très faible. Surtout que va-t-il se passer en cas de coup de vent, si tout le monde est au courant de la distance, a-t- on bien dit aux pesticides qu’ils n’avaient pas le droit d’aller plus loin que 10 mètres ? 

5 à 10 mètres , c’est court, mais pour appuyer ce choix, le gouvernement s’appuie sur le rapport de l’Anses, l’agence nationale de sécurité sanitaire. Dans cette étude, datée du 14 juin dernier, il est expliqué que la mise en place des distances de sécurité sur ce sujet doit de se situer entre 3,5 et 10 mètres, avant d’ajouter : "ou supérieures, par mesure de précaution en particulier pour les produits classés cancérogène, mutagène ou toxique pour la reproduction". En bref, rien n’est clair, débrouillez vous. De plus, l’Anses s’appuie des données enregistrées dans les années 80, de nouveaux travaux sont en cours et pourraient apporter de nouvelles précisions. 

Une véritable affaire politique.

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C’est avant tout une affaire politique pour le gouvernement. En effet, plus de 200 maires ont pris des arrêtés anti-pesticides, Emmanuel Macron avait soutenu, dans ses intentions, le maire breton de Langouet dont l’arrêté avait été retoqué par le tribunal administratif

Les maires, le président de la République s’est appuyé dessus pour sortir de la crise des gilets jaunes et ce sont les élections en mars prochain donc on y va mollo, on propose des choses, mais sans se fâcher avec les agriculteurs non plus. Un vrai exercice d’équilibriste. La consultation durera trois semaines sur les sites des ministères de l’Agriculture, de la Santé et de la Transition écologique. Les résultats sont donc attendus pour octobre ou novembre, d’ici là espérons qu’il n’y ait pas de vent.

Le plus : le gouvernemment débloque 200 millions pour les passoires thermiques.

Cela concernerait 7 millions de logements en France. L’été il y fait chaud, voire très chaud avec la récente canicule, l’hiver il y fait froid  à cause d’une mauvaise isolation. À partir de janvier 2020, 200 millions seront débloqués pour financer un nouveau service qui va aider les propriétaires à trouver des solutions pour leurs logements.

La note : 4/20 au Brésil pour son action en Amazonie.

Selon des données officielles provisoires fournies hier, dimanche 8 septembre, par le système d'alertes satellitaires de l'Institut national pour les investigations spatiales, la déforestation de l'Amazonie au Brésil a quasiment doublé entre janvier et août 2019 et la même période de 2018. Elle atteint aujourd’hui plus de 6 mille kilomètres carrés

Un accroissement qui s'explique selon les défenseurs de l'environnement par la pression des forestiers et des éleveurs, soutenus par le président brésilien Jair Bolsonaro. Le pic de ces incendies serait encore à venir durant le mois de septembre, bientôt, on entendra les arbres tousser. 

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