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Pays basque : une voix de la Première Guerre mondiale refait surface après 104 ans

Une lettre et des enregistrements de la Première Guerre mondiale ont été retrouvés. On y entend Antoine Suhas chanter en basque, l'une des 250 langues et dialectes recensés dans les camps de prisonniers en Allemagne.

Le drapeau basque flottant à Arcangues le 18 avril 2001 (illustration).
Le drapeau basque flottant à Arcangues le 18 avril 2001 (illustration).
Crédit : DANIEL VELEZ / AFP
Une voix basque surgie du passé
03:56
Denis Granjou

Antoine Suhas est né en 1885 au Pays basque, à Arcangues. Lors de la Première Guerre mondiale, il est fait prisonnier par l'armée allemande. Plus d'un siècle plus tard, son souvenir réapparait grâce à une passionnée de l'histoire du Pays basque, qui a retrouvé une lettre et des enregistrements d'époque. 

Ces documents exceptionnels ont été remis il y a quelques mois à la France par l'Allemagne. C'est grâce à Maïté Deliart, chargée de mission à l'Institut culturel basque, que nous pouvons revenir sur ce programme mené par la commission phonographique royale prussienne. Une quarantaine de scientifiques ont participé de 1915 à 1918 à cette étude, dans le but de recenser toutes les langues du monde.

"Ce sont des voix surgi de nulle part, ce sont les porte-parole de ceux qui ont participé à la guerre", se réjouit Maïté. Au total, 250 langues et dialectes ont ainsi été recensés dans une centaine de camps de prisonniers, repartis dans toute l'Allemagne. Et c'est dans l'un de ses camps que se trouvait Antoine Suhas le 1er août 1917, quand un technicien allemand est venu l'enregistrer. Antoine chante en basque, puis lis une lettre de trois pages, écrite avant l'enregistrement. 104 ans nous séparent de cette prise de son historique. 

On est tombé des nues

Michel, petit-fils d'Antoine Suhas

Des enregistrements qui ont empli d'émotion son petit-fils Michel et son épouse, qui ont découvert cette histoire incroyable lorsque Maïté les a contactés. "On est tombé des nues", confie Michel "Il raconte tout de A à Z, le départ, la captivité, son parcours en Allemagne (...) ça grésille mais il y a un coeur qui bat". 

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L'objectif de Michel et sa femme est désormais de retrouver la tombe d'Antoine, quelque part dans un cimetière du Pays basque, afin d'honorer cet homme mort en 1946 à 62 ans sans jamais n'avoir raconté son histoire. 

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