2 min de lecture Police

Paris : immersion au cœur d'une brigade anti-frotteurs dans le métro

REPORTAGE - 1.159 agressions sexuelles ont été dénoncées dans les transports en commun franciliens l'année dernière. RTL vous fait découvrir ces policiers qui traquent les "frotteurs" au quotidien.

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Immersion au cœur d'une brigade anti-frotteurs dans le métro parisien Crédit Image : Unsplash/Manki Kim | Crédit Média : Olivier Boy | Durée : | Date : La page de l'émission
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Olivier Boy édité par Cassandre Jeannin

Le phénomène touche essentiellement l'Île-de-France mais il concerne n'importe quelle femme en France. 1.159 agressions sexuelles dans les transports en commun franciliens ont été dénoncées l'année dernière, soit une hausse de 30% par rapport à 2017. Des hommes profitent des heures de pointe pour toucher, caresser des femmes contre leur gré, on les appelle les "frotteurs." RTL a suivi ces policiers qui les traquent au quotidien. 

La brigade anti-frotteurs est composée de policiers en civil, pull à capuche, bonnet sur la tête, complètement incognito. L'objectif est de se fondre dans la masse parmi les voyageurs pour repérer les "frotteurs". Ils choisissent les lignes les plus fréquentées du métro ou du RER parisien, comme la ligne 13 par exemple. 

Quand tous les usagers sont entassés, c'est le moment pour les "frotteurs" de se coller aux femmes et de les agresser. Avec l'habitude, les enquêteurs les repèrent parce qu'ils voient des hommes qui, bizarrement aux heures de pointe, restent dans le métro sans jamais sortir en multipliant les allers-retours. Les brigadiers peuvent rester comme cela de longues minutes en filature. 

Prendre en flagrant délit

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Et ils ont une méthode bien rodée. L'un des policiers s'approche au plus près de l'agresseur pour le prendre en flagrant délit. Pendant ce temps-là, ses collègues attendent aux portes pour éviter qu'il prenne la fuite. La particularité de ce genre de délinquance c'est que les enquêteurs se retrouvent fréquemment à devoir convaincre une femme de porter plainte.

En effet, elles sont souvent pressées et, sans minimiser les faits, ne savent pas parfois que le fait de se frotter ou de mettre une main aux fesses sont d'authentiques agressions sexuelles, traitées comme telles pénalement. 

Une prise de conscience avec #MeToo

L'augmentation du nombre de dénonciations de 30% signifie que les femmes portent plainte plus systématiquement qu'avant. Ces derniers mois, certaines ont même filmé leurs agresseurs pour les afficher sur les réseaux sociaux. 

Grâce au mouvement #MeToo, il y a eu un réel effet de pédagogie. Les policiers le constatent et s'en félicitent parce qu'ils rappellent que les peines peuvent être sévères devant la justice. Par exemple, l'année dernière, un frotteur mis en cause dans cinq affaires d'agressions a été condamné à deux ans de prison ferme.

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