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Office français de la biodiversité : à quoi va servir ce nouvel organisme

Emmanuel Macron lance ce jeudi 13 février à Chamonix (Haute-Savoie) l'Office français de la biodiversité. Quel sera son rôle ?

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Office français de la biodiversité : à quoi va servir ce nouvel organisme Crédit Image : iStock | Crédit Média : RTL | Date :
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Virginie Garin Journaliste RTL

L'érosion de la nature et la disparition des espèces concernent aussi notre pays. Alors qu'il y a aujourd'hui un tiers d'oiseaux en moins qu'il y a trente ans et que les abeilles et les papillons se font rares dans nos campagnes, le président de la République Emmanuel Macron lance ce jeudi 13 février à Chamonix (Haute-Savoie) l'Office français de la biodiversité

Il va enfin y avoir une vraie police de l'environnement. La mesure est saluée par les associations. Il y a en France de nombreuses règles environnementales, mais elles sont rarement respectées. Avec ce nouvel organisme, 1.900 inspecteurs de l'environnement vont être regroupés dans une seule structure. 

Ils vont voir leurs pouvoirs de police judiciaire renforcés, pour lutter par exemple contre le trafic d'espèces sauvages ou la pollution de l'eau. Avant, lorsque l'un d'eux constatait une pollution ou un braconnage, il fallait qu'il transmette le dossier à un officier de police qui n'y connaissait pas forcément grand-chose dans les espèces de chauve-souris ou l'écosystème d'une rivière. Désormais, il pourra lui-même envoyer un contrevenant devant un tribunal.

Cet office est en fait la réunion d'autres agences qui existaient déjà. Une association originale qui mêle des écolos et des chasseurs. La nouvelle structure regroupe l'ancienne Agence française pour la biodiversité, qui étudie les espèces et s'occupe des aires protégées, et l'Office national de la chasse. 

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Les chasseurs n'en voulaient pas. Ils avaient peur qu'on les empêche de chasser, qu'on leur mette plein de contraintes. Ils ont fini par dire oui avec des contreparties. Souvenez-vous, Emmanuel Macron leur a accordé une baisse du prix du permis de 400 à 200 euros. 

Ils vont devoir aussi financer des actions en faveur de la biodiversité. Sur chaque permis, 5 euros serviront à financer des plantations d'arbres, de haies pour abriter les oiseaux, à restaurer des zones humides. Les chasseurs vont financer pour plusieurs millions d'euros par an la protection des espèces.

Mais il reste des incohérences

Les associations de protection de la nature sont globalement satisfaites. Il y a de bonnes choses, disent-elles, comme la police de l'environnement. En revanche, elles dénoncent des incohérences. Le gouvernement veut défendre la nature mais il est en train de privatiser un autre office, celui des forêts. Avec le risque de privilégier la rentabilité. On va vendre le bois et plus le protéger. 

Elles pointent aussi le fait que la France continue de chasser des espèce protégées, une vingtaine d'espèces d'oiseaux menacées de disparition au total, dont la tourterelle des bois ou le coulis cendré. 

Autre exemple d'incohérence : l'Europe veut interdire le plomb dans les cartouches de chasse. Pour chasser, c'est une vraie pollution. Il est question de le remplacer par d'autres métaux. Mais la France s'y oppose. Il reste donc beaucoup de travail pour convaincre les associations.

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