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Notre-Dame-des-Landes : qui sont les "zadistes" ?

Le gouvernement a rendu son verdict dans le dossier de Notre-Dame-des-Landes, mercredi 17 janvier. Quel est leur profil ?

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Notre-Dame-des-Landes : qui sont les "zadistes" ? Crédit Image : PASCAL PAVANI / AFP | Crédit Média : Isabelle Choquet | Durée : | Date : La page de l'émission
Isabelle Choquet
Isabelle Choquet et La rédaction numérique de RTL

Ils sont entre 200 et 400, selon les saisons. Une poignée d'indignés unis dans une même lutte. Soudés par leur rejet du système, de la société de consommation et de l'autorité. Mais pourtant si différents. Dans ce morceau de bocage de 16 kilomètres carrés, on croise des jeunes et des moins jeunes. Des gens du coin ou venus de loin. Des intellos, des paysans, des SDF qui ont trouvé leur maison, des âmes perdues qui ont trouvé leur cause.

Beaucoup se sont découvert une vocation de zadistes avec César et Astérix. L'opération César, c'est-à-dire l'intervention des forces de l' ordre en 2012. Et Astérix, le mouvement de résistance qui a permis aux zadistes de gagner la bataille. 

Mais la guerre a commencé il y a plus de 40 ans. Et certains sont là depuis toujours. Oui ce sont les historiques. Comme l'agriculteur Sylvain Fresneau, l'une des figures de la contestation. Sa famille vit sur ces terres depuis 1848. Et aujourd'hui encore, ses 200 vaches continuent à paître tranquillement sur ce qui devait être la piste nord de l'aéroport.

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Notre-Dame-des-Landes : le gouvernement abandonne le projet de constrcution d'un nouvel aéroport Crédit Image : SEBASTIEN SALOM GOMIS/SIPA | Crédit Média : RTLnet | Date :

La Vache qui rit, QG des contestataires

Sa grange, rebaptisée la Vache qui rit, est devenue le QG des contestataires. Il y a aussi Claude, le cuisinier, installé là depuis 20 ans avec sa femme et ses deux filles. Squatteur dans sa propre maison, il nourrit les week-ends de mobilisation. Pot-au-feu de cochon et tripes au muscadet.

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Sur la ZAD, on croise aussi des voisins solidaires. Le collectif Copain 44 et ses tracteurs vigilants, en alerte à chaque menace d'expulsion. Damien, le  boulanger de Nantes qui a posé là son fournil portatif. Ou Adèle, la comédienne sans rôle enfin épanouie dans celui de résistante passionnée.

Fuir "l'aliénation du salariat"

À cela il faut ajouter les altermondialistes. Camille, Camille et Camille. Ils s'appellent tous Camille, à la fois pour rester anonyme et pour ne pas personnaliser la lutte. Pas forcément hippies ou punks à chien. Mais squatteurs assumés. Ce sont souvent des étudiants qui fuient "l'aliénation du salariat".

Un ancien de la LCR, en philo à la Sorbonne, est aujourd'hui tanneur et apiculteur. Micka, maraîcher bio sans terre a trouvé là de quoi cultiver ses tomates et ses aubergines. Et Sophie, ex-infirmière, rêve de passer aux médecines douces. Mais chez les alter, il n'y a pas que des rêveurs. Il y a aussi une cinquantaine de Blacks Blocs, radicaux et violents. Des guerriers qui côtoient les pacifistes. Comme les vegans côtoient les éleveurs. Ils ont combattus tous ensemble. Ils ont gagné. À la fin d'Astérix, normalement il y a un grand banquet. On va voir.

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