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Nicolas Hulot "regrette que l’on ait cédé pendant longtemps à l’influence des lobbies"

Le ministre de la Transition écologique a reconnu, dans "Le Parisien", être "en permanence" soumis à l'influence des lobbies.

Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire
Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire Crédit : AFP / STEPHANE DE SAKUTIN
François Quivoron
François Quivoron

L'aménagement des voies sur berges à Paris, qui font désormais la part belle aux vélos au détriment des automobilistes, suscite une vive polémique depuis quelques semaines. En raison d'un trafic fortement ralenti dans cette zone, de nombreuses critiques ont visé Anne Hidalgo, la maire de Paris, à l'origine de cette initiative. Nicolas Hulot, interrogé dans Le Parisien, comprend "que la situation ne fasse pas actuellement consensus".

Le ministre de la Transition écologique soutient cet aménagement parisien dans une logique de protection de la santé des Français. "On sait le nombre de décès prématurés, les souffrances, les pathologies que la pollution atmosphérique occasionne. Nous n’en serions pas là si l’on avait anticipé les choses, en aménageant plus tôt des modes de transport doux et en imposant des normes plus strictes aux industriels. Je regrette que l’on ait cédé pendant longtemps à l’influence des lobbys. Et ce n’est pas un mot abstrait. Ces lobbies, je peux les sentir en permanence sur mes épaules", assure Nicolas Hulot.

Il est particulièrement isolé

Delphine Batho, ancienne ministre de l'Écologie
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Ce constat du ministre d'État vient en écho à l'avertissement de Delphine Batho, ministre de l'Écologie et du Développement durable au début du quinquennat de François Hollande, qui a dû "se battre contre des élites très conservatrices qui ne sont pas indépendantes du poids des lobbys".

"Le fait d'être le ministre le plus populaire du gouvernement est un atout, et Hulot n'est pas là pour faire de la figuration, mais ça sera compliqué sur tout, avait prévenu la députée des Deux-Sèvres dans Le Parisien en juin dernier. En tant que ministre d'État, il a son mot à dire. Mais il a face à lui un Premier ministre qui a travaillé chez Areva et n'a pas voté la loi de transition énergétique et un ministre de l'Économie qui a annoncé vouloir supprimer le principe de précaution de la Constitution. Bref, il est particulièrement isolé."

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