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Mosquée de Strasbourg : la maire sous protection fonctionnelle à la suite de menaces

Jeanne Barseghian (EELV) fait l'objet de menaces depuis l'affaire de la subvention municipale au projet de mosquée de Strasbourg.

Jeanne Barseghian, maire EELV de Strasbourg
Jeanne Barseghian, maire EELV de Strasbourg
Crédit : PATRICK HERTZOG / AFP
Louis Chahuneau & AFP

L'affaire de la mosquée de Strasbourg continue de faire débat. Le conseil municipal a validé lundi 3 mai l'accord de la protection fonctionnelle à la maire EELV, Jeanne Barseghian, victime de menaces depuis qu'elle a accepté de subventionner le projet de mosquée porté par l'association turque Millî Görüs le 22 mars.

Cette procédure dédiée aux fonctionnaires est prévue par le code des collectivités territoriales qui stipule qu'une commune doit "protéger le maire ou les élus municipaux le suppléant ou ayant reçu délégation contre les violences, menaces ou outrages dont ils pourraient être victimes" dans leurs fonctions et "réparer, le cas échéant, le préjudice qui en est résulté".


Le 22 mars, à l'issue d'un débat tendu, le conseil municipal avait adopté le "principe" d'une subvention publique de 2,5 millions d'euros pour le chantier de la mosquée Eyyub Sultan, porté par l'association Millî Görüs. La nouvelle est rapidement remontée jusqu'aux oreilles du ministère de l'Intérieur Gérlad Darmanin qui n'a pas du tout apprécié. Il a notamment accusé la mairie verte de financer des "intérêts étrangers" en France. De son côté, la ministre déléguée à la Citoyenneté, Marlène Schiappa, a déclaré que "EELV est complaisant avec l'islam radical". Les Verts ont depuis annoncé porter plainte pour diffamation contre les deux ministres.

À cause de cette polémique, Jeanne Barseghian se dit "quotidiennement victime de menaces, d'outrages, d'injures et de diffamations". Depuis, l'association turque Millî Görüs a retiré sa demande de subvention.

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De son côté, l'opposition a réclamé, en vain, le vote d'une nouvelle résolution pour annuler celle du 22 mars, qui fait toujours l'objet de recours devant le tribunal administratif de Strasbourg. "Millî Görüs a reculé, pas vous", lui a lancé l'élu LR Jean-Philippe Vetter, tandis que le LaREM Alain Fontanel a regretté un "immense gâchis qui aurait pu et dû être évité".

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