1. Accueil
  2. Actu
  3. Débats et société
  4. Meurtre de Sarah Halimi : "Cette décision de justice me révolte", dit Eric Brunet
1 min de lecture

Meurtre de Sarah Halimi : "Cette décision de justice me révolte", dit Eric Brunet

ÉDITO - Pour l'éditorialiste, la consommation de cannabis du tueur de Sarah Halimi aurait dû être une circonstance aggravante plutôt qu'un élément l'exonérant de procès.

Sarah Halimi a été assassinée en avril 2017, à son domicile dans le quartier de Belleville à Paris.
Sarah Halimi a été assassinée en avril 2017, à son domicile dans le quartier de Belleville à Paris.
Crédit : Capture d'écran / Google Street View
Meurtre de Sarah Halimi : "Cette décision de justice me révolte", dit Eric Brunet
07:53
Meurtre de Sarah Halimi : "Cette décision de justice me révolte", dit Eric Brunet
07:53
Eric Brunet

Gabriel Attal a réagit cette semaine à l'affaire Sarah Halami en estimant que la drogue ne peut pas être un permis de tuer. La semaine dernière, la cour de Cassation a estimé que l'assassin de Sarah Halimi ne pouvait pas être pénalement responsable de ses actes. Il ne sera donc jamais jugé par une cour d'assise et la famille de la victime ne pourra pas avoir le procès qu'elle attendait.

Le 4 avril 2017, Kobili Traoré, un délinquant multirécidiviste condamné à une vingtaine de reprises, fait irruption chez sa voisine de 65 ans, Sarah Halimi, aux cris d'"Allah Akbar". Il la roue de coups pendant près d'une heure en récitant des versets du Coran avant de la jeter par-dessus le balcon de leur HLM de Belleville.

Selon les experts psychiatriques, au moment du meurtre, Traoré était en proie à une bouffée délirante aiguë. Le meurtrier se serait senti oppressé après avoir vu chez Sarah Halimi une Torah et un chandelier à sept branches. On ne juge pas les fous en France, c'est l'honneur de notre justice. Mais Traoré ne souffre d'aucune pathologie mentale ou psychique et cette bouffée délirante qui l'a poussé à tuer résulterait de la consommation de cannabis.

Du coup on en arrive à un paradoxe, dans le meurtre de Sarah Halimi, la prise de cannabis exonère son assassin d'un procès, alors que dans le cadre d'un accident de la route, la prise d'alcool ou de stupéfiant est considérée comme une circonstance aggravante. Cette décision de justice me révolte.

La rédaction vous recommande

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/