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Loi Travail : le gouvernement chouchoute les partenaires sociaux

ÉDITO - C'est la dernière semaine de concertation de la loi Travail et les syndicats restent encore vigilants sur quelques points chauds.

Édouard Philippe
Édouard Philippe
Crédit : Eric FEFERBERG / AFP
Loi Travail : le gouvernement chouchoute les partenaires sociaux
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Loi Travail : le gouvernement chouchoute les partenaires sociaux
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Bénédicte Tassart

Dernière semaine de concertation sur la loi Travail. Les partenaires sociaux sont reçus à partir de mardi 22 août et jusqu'à vendredi au ministère. Cette semaine, est plus symbolique qu'autre chose. Les organisations patronales et les syndicats s'attendaient à ce qu'on leur remette entre les mains le texte final, les 200 pages qui doivent être envoyées au Conseil d'État la semaine prochaine, mais non. 

Ils n'auront droit de voir que les "points arbitrés", comme le précise-t-on au ministère. À savoir des bribes de la réforme seulement. Il faudra encore attendre la semaine prochaine pour connaître la loi Travail dans son intégralité et après, ça passera au Conseil des ministres quelques semaines plus tard. Mais les arbitrages sont déjà faits. La direction générale du Travail a planché tout le mois d'août pour rédiger les ordonnances, en plein cœur de l'été.

Encore quelques points chauds

Les syndicats sont très vigilants sur certains points, comme la fusion des instances représentatives des personnels, la fusion du Comité d'entreprise et du Comité d'hygiène. Qui va négocier dans les PME qui n'ont pas de représentants syndicaux ? L'entreprise pourra t-elle passer outre un accord de branche et décider par exemple d'une règle sur les CDD ? Quelles indemnités en cas de passage aux prud’hommes ? Dans quelles mesures va-t-on généraliser le CDI de chantier, pour une mission précise dans une entreprise ? Sur tout ça, le gouvernement veut communiquer doucement et au dernier moment, donc pas cette semaine.

Recevoir les partenaires sociaux, c'est bon pour le dialogue social, ça montre que les relations sont cordiales. Il y a déjà eu 48 réunions de ce type depuis le 12 juin dernier et jusqu'à la fin du mois de juillet. Alors cette semaine, c'est une dernière séance de calinothérapie. D'ailleurs, pour l'instant, tout se passe plutôt bien pour le gouvernement et cette réforme. Certes, il y a deux journées de manifestations organisées, mais le 12 septembre, seuls la CGT et Sud appellent à la grève et le 23 septembre, le mouvement est lancé par un parti politique, la France Insoumise. 

Chouchouter les partenaires sociaux

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C'est pour ça que le gouvernement veut aller vite. Un texte qui passe en Conseil des ministres avant la rentrée étudiante, c'est l'idéal. Car plus que les syndicats, ce sont les jeunes qui font peur au pouvoir. Si les jeunes descendent dans la rue, ce sera plus compliqué. Or les représentants des lycéens et des étudiants ont été un peu échaudés par la maladroite réduction des APL, en plein été. 

Le gouvernement ne veut pas recommencer la même erreur de communication, donc il chouchoute les partenaires sociaux. Les organisations syndicales devraient d'ailleurs obtenir satisfaction sur certains points, histoire de calmer le jeu. Pas question pour Emmanuel Macron d'être à nouveau traité d'amateur et d'allumer la mèche pour une question technique.

Surtout qu'il y a la loi Travail, mais après, il reste le plus gros à négocier : les retraites, l'assurance-chômage. Tout ça doit être mis sur la table en 2018, mais d'un autre côté, attention à ce que cette réforme ne soit pas de l'eau tiède prévient-t-on du côté du patronat.

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