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Les silhouettes féminines de Dannemarie ne portent pas "d'atteinte à la dignité"

Le Conseil d'État a tranché et son verdict est sans appel : les silhouettes de femmes de la commune de Dannemarie (Haut-Rhin) ne portent "pas d'atteinte à la dignité" humaine.

Des militantes devant le Conseil d'État pour protester contre les silhouettes controversées
Des militantes devant le Conseil d'État pour protester contre les silhouettes controversées
Crédit : Patrick KOVARIK / AFP
Arièle Bonte & AFP

Elles ne portent pas une "atteinte grave" à la dignité humaine. C'est la décision qu'a prise le Conseil d'État, ce vendredi 1er septembre, à propos des silhouettes féminines en contreplaqué que la commune de Dannemarie (dans Haut-Rhin) a placé dans son espace public cet été.

Le Conseil d'État a ainsi contredit le collectif féministe "Les Effronté-e-s", auteur de la plainte contre la mairie de Dannemarie, et a par conséquent annulé la décision du tribunal administratif de Strasbourg. Ce dernier avait quant à lui ordonné le retrait de l'installation controversée, le 9 août dernier.

Ces 65 silhouettes élancées, représentées en tailleurs et talons aiguilles prenaient la forme de femmes enceintes, en maillots de bain, munies d'un sac de courses ou encore accompagnées d'une petite fille. À l'origine, ces effigies étaient censées "célébrer l'année de la femme", décidée par la mairie.

Nous voulions montrer la diversité de l'action de la femme dans notre société.

Paul Mumbach, maire de Dannemarie

"Nous voulions montrer la diversité de l'action de la femme dans notre société", a expliqué le maire de la commune, Paul Mumbach. "On a cherché des visuels sur internet en tapant dessin, silhouette et femme. On voulait des choses variées, pratiques à découper et à peindre", raconte la première adjointe Dominique Stroh, ancienne fleuriste et auteure des pancartes controversées.

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Elle s'est également dite "abasourdie" par l'ampleur de la controverse, désormais clôturée par la décision du Conseil d'État... En attendant la réaction des militantes féministes sur le terrain et les réseaux sociaux ? Ces dernières militaient dès lundi 28 août devant la place du Palais Royal pour condamner le sexisme dans l'espace public. 

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