3 min de lecture

Les hommes ne sont pas les seuls à souffrir de la canicule

REPLAY - Des opérations de secours sont organisées pour sauver les poissons des cours d’eau français.

Isabelle Choquet La Revue de Presse Isabelle Choquet iTunes RSS
>
Adeline François : les humains ne sont pas les seuls à souffrir de la canicule Crédit Image : Romain Boé | Crédit Média : RTLnet | Date :
La page de l'émission
Adeline François
Adeline François
et La rédaction numérique de RTL

Contrairement à l'homme qui a une sorte de réfrigérateur interne, qui lui permet de transpirer, la Terre est également peuplée d’organismes ectothermes, qui ne contrôlent pas leur température. C’est le cas des poissons, qui sont donc dépendants de leur environnement. "Même les poissons ont chaud" titre ce matin Aujourd'hui en France - Le Parisien. Les rivières se réchauffent elles aussi, or plus l'eau est chaude moins elle contient d'oxygène.
 
Des opérations sauvetage de la faune aquatique ont eu lieu hier dans l'Ain et le Jura, où l'on a procédé à des lâchers d'eau fraîche dans les rivières pour faire baisser leur température qui atteignait 23° par endroit. La canicule continue à faire la une de la presse ce matin. "Trop chaud" se lamente l'Ardennais, "Chaleur : records battus" en une de La Voix du Nord, qui note qu'il faisait 34 degrés au Touquet.
 
De son côté, La Croix se penche sur la différence de température entre la ville et la campagne. En raison de ce qu'on appelle les îlots de chaleur urbains, cet écart peut atteindre 10 degrés. À Paris, on a même des écarts de 4 degrés d'un quartier à l'autre, par exemple entre le centre historique et le bois de Vincennes. Le pire étant ce qu'on appelle les "rues canyons", des rues étroites avec des immeubles hauts ; les murs emmagasinent la chaleur et la rejettent la nuit, mais elle reste emprisonnée. Il faut remettre de la nature en ville disent les urbanistes, à défaut de procéder à des lâchers d'eau fraîche, plantez des arbres.

Un drôle d'ambiance à l’annonce du gouvernement

Mercredi 21 juin, vers 18h, des dizaines de journalistes étaient plantés dans la cour de l'Élysée attendant l'annonce du nouveau gouvernement, en musique. En effet, l'orchestre d'un collège de Mayenne est là pour la fête de la musique et joue des musiques de film, des airs qui résument plus ou moins la situation politique française à l'instant T et le casse-tête auquel Emmanuel Macron et Édouard Philippe sont sans doute confrontés, le summum ayant été atteint quand les collégiens ont joué le thème de Mission impossible

"Vous vouliez du renouvellement, en voilà", s'amuse Sébastien Lacroix de l'Union - L'Ardennais. "Le nouveau gouvernement fait la part belle aux techniciens et aux fidèles", constate Le Figaro, qui prévient  : "Si les ‘technocrates’ agissent quand les politiques hésitent, ils ont aussi leurs défauts, notamment celui d'être éloignés des réalités du terrain".

C'est "un casting de premiers de la classe sans aspérité", juge Xavier Brouet dans Le Républicain Lorrain,  "Un gouvernement au cordeau, un ensemble plus techno", confirme Alain Dusart, dans L'Est Républicain, tandis que Jean-Marc Chevauché, du Courrier Picard, voit dans ce gouvernement "un rééquilibrage très classique en somme. Rien de nouveau sous la canicule de la France. Tout a changé, mais tout est pareil".

Les coulisses du départ de François Bayrou

C'est aussi ce que doit se dire François Bayrou, dont on peut découvrir les coulisses du départ ce matin dans la presse. "Bayrou out, pas de quartier" titre en une Libération avec à la place des yeux d'Emmanuel Macron deux moitiés d'orange , la couleur du MoDem. Il n'aura passé que 34 jours à la Chancellerie, et jusqu'à la dernière minute, il se sera battu pour y rester, raconte François-Xavier Bourmaud, dans Le Figaro. François Bayrou était persuadé de pouvoir tenir, il appelait le président tous les jours  sur son portable.
 
Mais  la pression a été  trop forte, la vague de moralisation trop puissante, et Emmanuel Macron trop habile. Officiellement le président a tenté de convaincre François Bayrou de rester, mais l'enchaînement des événements révèle une gestion de crise plus complexe de la part de l'Élysée. Le leader centriste se comportait depuis le début en vice-premier ministre, il ne digérait pas la nomination d'Édouard Philippe, racontait partout que l'élection de Macron c'était grâce à lui.

Bayrou s'est demandé comment nous emmerder le plus possible

Un cadre de la République En Marche
Partager la citation

Mardi dernier, la démission de Sylvie Goulard va précipiter les choses, il sait que la situation est devenue intenable, mais pas question de sortir la tête basse. François Bayrou veut imposer sa lecture des événements, et convoque une conférence de presse dans la tranche horaire prévue pour l'annonce du remaniement. Confidence d'un pilier de la République En Marche : "En fait, Bayrou s'est demandé comment nous emmerder le plus possible."

Voilà pour les coulisses de l'exfiltration, lire aussi l'édito de Guillaume Tabard, "François Bayrou ou la malédiction d'un rêve". Comme Moïse au terme d'un long exode, François Bayrou entrait enfin en terre promise  avec ce ministère de la justice. Au moment ou il allait savourer le retour au pouvoir, le voilà rattrapé par des pratiques qui ne dérangeaient pas tant qu'elles restaient dans l'entre soi d'un parti résiduel. Comme si une malédiction le poursuivait, le voilà de nouveau, à son corps défendant, contraint de reprendre son rôle de commentateur, d'orateur, de censeur, de rêveur.

C'est aussi ce que dit Bruno Bécard dans la Nouvelle République du Centre Ouest. La carrière de François Bayrou est émaillée de ces tutoiements des sommets et puis de glissades dans la vallée du gave de Pau, l’eau y est encore fraîche.

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants