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Le wagon de l'armistice dans la clairière de Rethondes

Après 1918, le site sera le symbole de la victoire et de la paix. Avant qu'Adolf Hitler ne l’utilise pour l'armistice de 1940.

Une réplique du train de l'armistice
Une réplique du train de l'armistice
Crédit : DR
Le wagon de l'armistice dans la clairière de Rethondes
03:50
Sophie Aurenche & Loïc Farge

Quelques pas dans la forêt. Le rythme ralentit à l'approche de la clairière. Immédiatement, le silence et le recueillement s'imposent. Votre regard est tout de suite attiré par une immense dalle. "Ici, le 11 novembre 1918, succomba le criminel orgueil de l'empire allemand vaincu par les peuples libres qu'il prétendait asservir", peut-on y lire. La dalle sacrée traduit le sacrifice de millions de morts. Cette clairière de Rethondes a été choisie par le Maréchal Foch. Par respect pour l'ennemi allemand, il voulait un lieu discret, à l'abri des regards. C'est donc dans un wagon restaurant tout en boiseries, transformé en bureau, mis à disposition de l'armée française, que l'armistice a été signé à 5 heures du matin.

Bernard Letemps, l'actuel président du mémorial, et le président d'honneur, le général d'armée de Percin, nous conduisent donc dans le wagon qui est tel qu'il était le 11 novembre 1918. La scène est figée, comme si le temps s'était arrêté. Devant nous, des feuilles, des plumes, des encriers, des lampes de bureau et des cendriers. La délégation allemande arrive le 8 novembre à Compiègne, dans son propre wagon. Les discussions peuvent alors commencer.

Les signataires de l'armistice, le 11 novembre 1918 dans la clairière de Rethondes
Les signataires de l'armistice, le 11 novembre 1918 dans la clairière de Rethondes
Crédit : AFP

Aussi incroyable que cela puisse paraître, après cet événement historique, le wagon redevient un wagon restaurant. Il a fallu l'intervention de Georges Clemenceau, président du Conseil, pour qu'il soit exposé aux Invalides, puis ici à Compiègne en 1927. Avant une nouvelle signature historique, le 22 juin 1940 : la capitulation française. La clairière, un lieu hautement symbolique, a été choisie cette fois par l'Allemagne et Adolf Hitler.

Près de 50.000 visiteurs viennent ici chaque année. Pour le centenaire de l'armistice en 2018, ils découvriront un nouveau mémorial. Mais d'ici là, comme le veut la tradition, pour la première année de sa nomination, le premier ministre viendra le 11 novembre prochain parapher le livre d'or.

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