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Le raccourci de Marine Le Pen sur la prise en charge des migrants

REPLAY / DÉCRYPTAGE - Marine Le Pen a affirmé sur "RTL" que "des clandestins" étaient "dans toute la France y compris dans des villages reculés où on les dispatche selon la technique de la politique de peuplement chère à Manuel Valls". Vérification.

Des migrants à Calais
Des migrants à Calais
Crédit : FRANCOIS LO PRESTI / AFP
Migrants : comment fonctionne "la politique de peuplement" mise en place par Manuel Valls ?
02:03
Marie-Pierre Haddad

Face à la situation critique des migrants à Calais, Marine Le Pen a réclamé mardi 5 août la suspension des accords de Schengen, sur l'antenne de RTL. La présidente du Front national a également accusé le Premier ministre Manuel Valls de favoriser l'installation des migrants à travers le pays : "D'abord, on contrôle nos frontières (...) Il y a des clandestins dans toute la France y compris dans des villages reculés où on les dispatche selon la technique de la politique de peuplement chère à Manuel Valls", a-t-elle assuré. 

Ne pas mélanger clandestins et demandeurs d'asile

Marine Le Pen se livre ici à un raccourci. Sous le vocable migrants, on mélange un peu tout avec les clandestins, les réfugiés et les demandeurs d'asile. Pour tous ceux qui sont accessibles au droit d'asile, il y a effectivement une répartition dans des centres d'hébergement qui sont disséminés un peu partout en France.
Il n'y a pas que des centres d'accueil pour demandeurs d'asile (Cada) à Paris ou dans les grandes villes. On en trouve aussi en province et dans des communes de taille moyenne. Le problème est que ces centres sont souvent occupés par des réfugiés qui devraient être hébergés ailleurs, d'où une certaine embolie avec la volonté affichée par le ministre de l'Intérieur de créer dans les mois à venir plusieurs milliers de places pour détendre la situation.

Un accueil le temps de clarifier la situation administrative

Il n'est pas question de réquisitionner des locaux vides dans des villages pour y installer des demandeurs d'asile, mais d'occuper des centres dont c'est la vocation. En attendant que la situation administrative de ces migrants soit clarifiée et examinée, ce sera ensuite à l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) de se prononcer et de décider si ces migrants ont vocation à rester sur le sol français, ou non.

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