1. Accueil
  2. Actu
  3. Société
  4. Caryl Chessman était-il vraiment "le bandit à la lanterne rouge" ?
2 min de lecture

Caryl Chessman était-il vraiment "le bandit à la lanterne rouge" ?

PODCAST - Surnommé "le bandit à la lanterne rouge" (parce qu'il approchait ses victimes dans des endroits isolés, faisant clignoter une lumière rouge ressemblant à celle utilisée par la police), Caryl Chessman fut condamné à mort pour une série d'agressions sexuelles qu'il a toujours niées.

Caryl Chessman lors d'une conférence de presse en 1959
Caryl Chessman lors d'une conférence de presse en 1959
Crédit : UPI / AFP
Caryl Chessman, le bandit à la lanterne rouge
37:53
Jacques Pradel

A la Une, l’une des plus célèbres affaires judiciaires américaines de l’après-guerre : celle de Caryl Chessman. La presse l’avait surnommé en 1948 « le bandit à la lumière rouge ». Il était en effet accusé d’avoir agressé et violé des femmes qui se trouvaient avec leurs compagnons à bord de leurs voitures sur des petites routes isolées dans les environs de Los Angeles. Seul à bord d’une conduite intérieure Ford, de couleur grise, le conducteur se positionnait derrière leur véhicule et actionnait alors des flash lumineux rouges qui faisaient penser à ses victimes qu’il s’agissait d’un simple contrôle de police…

Chessman, qui avait déjà un lourd passé judiciaire, sera arrêté avec un complice, à bord d’une Ford grise volée pour commettre un hold-up, le 23 janvier 1948. A l’examen du véhicule, les enquêteurs découvrent un filtre rouge sur un des phare-avant du véhicule ! Après avoir avoué les faits lors de son premier interrogatoire plus que musclé, il se rétractera. Mais il sera condamné à la chambre à gaz, et finalement exécuté après avoir passé 12 ans dans le couloir de la mort de la prison de Saint Quentin, une des plus dures des États-Unis. Pendant toutes ces années, il va devenir célèbre dans le monde entier, en publiant plusieurs livres où il raconte son combat pour obtenir la révision de son procès.

Huit fois, entre 1948 et 1959, son exécution a été reportée quelques minutes avant qu’il n’entre dans la chambre à gaz. L’ultime sursis, pourtant signé par un juge, est arrivée quelques dizaines de minutes trop tard, par suite de l’erreur d’une greffière : Elle s’était trompée, dira-t-on, d’un chiffre en recopiant le numéro administratif d’identification de la prison de Saint Quentin, ce qui empêchera d’arrêter l’exécution à temps. C’était le 2 mai 1960 ! Il avait 38 ans.

Etait-il coupable ou innocent ? « Le doute subsiste encore » comme le dit Nicolas Peyrac dans sa célèbre chanson « So far away from L.A ». On l’entend d’ailleurs dans cette émission avec les autres invités de l’heure du crime, pour décrypter cette affaire judiciaire hors du commun.

Nos invités

Simon Grivet, historien spécialiste des Etats Unis, maître de conférence à l’Université de Lille. Il a consacré sa thèse sur la peine de mort en Californie et a évoqué le cas de Caryl Chessman. Au micro de Jacques Pradel, il explique pourquoi cette histoire a marqué et fasciné les américains.
Didier Decoin, écrivain auteur du 
« Dictionnaire amoureux des faits divers (Plon, 2014) » Maître Christian Charrière Bournazel, avocat, ancien bâtonnier de Paris.

Soumettre une affaire

À lire aussi

Vous pouvez à tout moment soumettre une affaire à Jacques Pradel. Laissez votre message avec les principales informations nécessaires à l'équipe de l'émission pour programmer, peut-être prochainement, ce fait-divers dans L'Heure du Crime.

La rédaction vous recommande

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/