2 min de lecture Gouvernement

"Jean-Michel Blanquer a été associé à des politiques extrêmement régressives sur l'école"

REPLAY - INVITÉE RTL - Francette Popineau, secrétaire général du SNUipp-FSU, réagit à la nomination de Jean-Michel Blanquer au ministère de l'Éducation nationale.

Christelle Rebiere L'invité de RTL Midi Christelle Rebière
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"Jean-Michel Blanquer a été associé à des politiques extrêmement régressives sur l'école" Crédit Image : AFP / Thomas SAMSON | Crédit Média : RTLNET | Date :
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Vincent Parizot Journaliste RTL

Ancien recteur de l'académie de Créteil, puis ancien directeur général de l'enseignement scolaire sous Nicolas Sarkozy et à la tête de l'ESSEC depuis 2013, Jean-Michel Blanquer a hier été nommé ministre de l'Éducation nationale dans le gouvernement d'Édouard Philippe. L'homme de 52 ans connaît donc bien le ministère et le système éducatif. Un bon point pour Francette Popineau, secrétaire général du SNUipp-FSU, premier syndicat d'enseignants du primaire et de maternelle.

"C'est toujours intéressant d'avoir quelqu'un qui connaît les institutions", dit-elle, avant d'ajouter : "mais ce qui important aussi, c'est de bien connaître le terrain, c'est pourquoi il faut impérativement qu'il y ait du dialogue social", estime-t-elle. Selon Francette Popineau, c'est le croisement entre la connaissance de l'institution et celle du terrain "qui fera évoluer le système".

Le fait que Jean-Michel Blanquer soit marqué à droite n'est pas un handicap estime Francette Popineau. "Ce qui est un handicap, c'est qu'il a été associé à des politiques extrêmement régressives sur l'école : les suppressions de postes, la fin de la formation initiale pour les enseignants", rappelle-t-elle, tout en ajoutant : "Nous comptons sur sa capacité d'analyse". 

Il ne faut pas redonner la main aux collectivités sur les rythmes scolaires.

Francette Popineau, secrétaire général du SNUipp-FSU
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Le SNUipp-FSU avait fait part de son désaccord avec une partie du programme éducatif du gouvernement Macron. Une opposition qui se manifeste en majorité à l'égard de deux mesures : les dédoublements des CP et des CE1 au détriment du dispositif "plus de maîtres que de classes" et la carte blanche aux maires concernant la réforme des rythmes scolaires

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"Il ne s'agit pas d'abaisser seulement les CP et les CE1 en éducation prioritaire, mais bien plus de classes que cela. Il y a beaucoup plus de classes qui ont besoin d'un allègement", explique Francette Popineau.

Pour elle, la composition des rythmes scolaires ne doit pas être confiée aux collectivités, mais aux enseignants et aux parents, qui "savent le mieux comment faire progresser les élèves et ce qui fait qu'ils sont plus fatigués".

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