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"Je n'arrivais pas à l'approcher et on me forçait" : une proposition de loi pour protéger les enfants victimes d'inceste ou de violences parentales

Une proposition de loi, étudiée ce jeudi 29 janvier à l'Assemblée nationale vise à protéger immédiatement un enfant victime d'inceste ou de violences parentales grâce à un nouvel outil juridique.

Palais de justice de Nice (illustration).

Crédit : Magali Cohen / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

"Je n'arrivais pas à l'approcher et on me forçait" : une proposition de loi pour protéger les enfants victimes d'inceste ou de violences parentales

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Gautier Delhon-Bugard

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71.000 enfants sont victimes de violences sexuelles, dont plus de 20.000 au sein de leur famille chaque année, selon les chiffres dévoilé par Unicef France, ce jeudi 29 janvier. C'est justement pour les protéger qu'un texte, porté par la députée Modem de la Nièvre Perrine Goulet a été examiné ce jeudi à l'Assemblée nationale. Il permettrait notamment aux juges d'interdire à un parent mis en cause d'entrer en contact avec un enfant, car parfois, certains sont obligés de continuer à fréquenter leurs agresseurs. 

Eve Simonet, âgée de 31 ans, a décidé d'en faire son combat. À RTL, elle raconte sa petite enfance et ses années d'horreur. "J'ai été victime d'inceste de la part de mon grand-père paternel de mes 2, 3 ans jusqu'à 6 ans, âge où j'ai révélé les faits à ma mère, qui a tout-de-suite lancé une procédure judiciaire contre mon grand-père. J'ai été confrontée à des policiers qui n'ont pas cru ma parole et donc ils ont demandé à un pédopsychiatre de m'examiner. Il a conclu un classement sans suite en disant que j'étais en complexe d'Oedipe", témoigne-t-elle.

Éloigner l'enfant du parent agresseur

À l'époque, les parents d'Eve sont séparés, en garde alternée. Quelques jours après la révélation des faits, la jeune femme doit donc retourner dans sa famille paternelle. 

"Mon père est venu me chercher chez ma mère et il m'a emmenée dans la maison de mes grands-parents où il y avait mon grand-père. Je ne voulais pas faire la bise. Mon corps se figeait complètement. Je n'arrivais pas à l'approcher. Et on me forçait. Ils ont été très dur avec moi, ma grand-mère m'a mis une claque en disant que je racontais que des bêtises. Mon père m'a demandé de retirer ce que j'avais dit en disant que sinon : 'Tu ne seras plus ma fille'. J'étais terrorisée et j'ai dit que j'avais menti", explique-t-elle

À écouter aussi

Cette proposition de loi veut donc éviter ces situations en éloignant l'enfant du parent agresseur. Eve Simonet appelle les autorités à aller plus loin, aborder le sujet dès la maternelle et rappeler à tous l'ampleur sur une classe de primaire, au moins deux enfants sont victimes d'inceste.

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