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"J'appréhende beaucoup" : la mère d'Evaëlle, qui s'est suicidée à 11 ans, dit craindre le verdict du procès en appel de l'enseignante jugée pour harcèlement

Evaëlle s’est suicidée en 2019, après des mois de harcèlement par ses camarades et des tensions avec sa professeure de français. Relaxée en première instance, elle a été rejugée en appel et sera fixée sur son sort ce lundi 13 avril.

Marie Dupuis, mère d'Evaëlle qui s'est suicidée en 2019, sur RTL ce lundi 13 avril 2026

Crédit : RTL

"J'appréhende beaucoup" : la mère d'Evaëlle, qui s'est suicidée à 11 ans, dénonce un "acharnement" sur RTL, à quelques heures du verdict de la cour d'appel

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"J'appréhende beaucoup" : la mère d'Evaëlle, qui s'est suicidée à 11 ans, dénonce un "acharnement" sur RTL, à quelques heures du verdict de la cour d'appel

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Juliette Vignaud & Marc-Olivier Fogiel

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La cour d'appel de Versailles doit se prononcer, ce lundi 13 avril, sur le cas de la professeure de français d'Evaëlle, poursuivie pour des faits de harcèlement scolaire après le suicide de la collégienne de 11 ans en juin 2019. Le parquet général a requis 18 mois de prison avec sursis contre l'enseignante aujourd'hui retraitée, pour le harcèlement moral de la collégienne "tout juste sortie du primaire".

"Nous appréhendons beaucoup. On était peut-être un peu trop confiants en première instance", dit sa mère Marie Dupuis, sur RTL, évoquant un "coup de théâtre" après la relaxe de l'enseignante de 63 ans. "Je vois cela comme une faute professionnelle", déplore-t-elle. 

"Ce que je souhaite, c'est qu'on enlève enfin ce voile sur la maltraitance de certains professeurs", poursuit-elle sur notre antenne, ce lundi 13 avril.

Un "mode opératoire" dénoncé par la mère d'Evaëlle

Selon Marie Dupuis, la professeure a "initié" le harcèlement de sa fille, avec notamment un "isolement", parlant d'un véritable "mode opératoire". "C'est par exemple, passer une heure à crier sur Evaëlle", poursuit la mère de famille, parlant d'un "acharnement". Selon elle, tout a commencé à partir d'un classeur, au lieu d'un cahier, qu'elle avait pour raisons de santé. 

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Marie Dupuis dit avoir été mise au courant par une autre parente d'élève. "Souvent les harcelés cachent, font bonne figure", alerte-t-elle. L'adolescente, décrite comme "précoce", "atypique" et ayant "du mal à entrer dans le moule", a ensuite été harcelée régulièrement par des élèves, parfois violents avec elle. 

"Ils ont initié du harcèlement sur les mêmes remarques que la professeure lui disait en cours. Et de fil en aiguille, c'est devenu du harcèlement physique, avec des violences quotidiennes", explique la mère d'Evaëlle, mettant en cause "14 élèves". 

L'enseignante a, elle, toujours nié s'en être prise à sa jeune élève. Elle avait été relaxée en première instance, en avril 2025, au terme d'un procès éprouvant à Pontoise. Le tribunal avait estimé que les éléments retenus contre l'enseignante étaient jugés "discordants, indirects, peu précis " ou relevant simplement de "comportements appropriés et légitimes pour l'exercice de l'autorité d'un enseignant en classe".

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