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Loin de l’Iran et de Donald Trump, la Corée du Nord muscle à nouveau son arsenal

La Corée du Nord a annoncé ce mercredi 27 mai avoir testé un nouveau système de lance-missiles. La puissance asiatique et son dictateur Kim Jong-un multiplient les opérations de militarisation, tout en restant éloignés du conflit en Iran.

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un, dimanche 15 mai 2022.

Crédit : STR / KCNA VIA KNS / AFP

Dans l'ombre de la guerre en Iran, la menace de la Corée du Nord grandit

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Dans l'ombre de la guerre en Iran, la menace de la Corée du Nord grandit

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Georges Malbrunot - édité par Ennio Aparicio-Szkudlarek

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Ce n’est pas parce qu’ils ne font pas de bruit qu’ils se sont calmés. À l'écart du conflit entre l'Iran et les États-Unis, la Corée du Nord a affirmé ce mercredi 27 mai avoir testé un nouveau système de lance-missiles. 

Le pays continue de se surarmer. Son dirigeant Kim Jong-un vient en effet de superviser le test d’une batterie de missiles de croisière ainsi qu’un nouveau type de lanceur mobile guidé par l’intelligence artificielle, capable de frapper dans un rayon d’une centaine de kilomètres. 

Dans un monde en plein bouleversement, celui qui aime se faire appeler le leader suprême montre ses muscles contre son voisin sud-coréen, allié des États-Unis mais considéré à Pyongyang comme un pays hostile. Oubliez le vieux rêve de réunification des deux Corées : c’est le huitième test de missiles depuis le début de l’année 2026. 

Sous marins nucléaires et destroyers d'ici 2030

Une année qui a aussi vu la Corée du Nord déployer des troupes aux côtés de la Russie dans sa guerre menée contre l’Ukraine. Depuis quelques années, Kim Jong-un s’est beaucoup rapproché de Moscou. 

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Pendant que Donald Trump est aspiré par le conflit au Moyen-Orient, le dirigeant nord-coréen trace son sillon à bas bruit, adossé à son alliance militaire avec Vladimir Poutine conclue en 2024. Puissance nucléaire, Pyongyang refuse catégoriquement la dénucléarisation de la péninsule coréenne que voudrait lui arracher Donald Trump. 

Le pays s'arme jusqu'aux dents, avec l'arrivée d'ici 2030 de sous-marins à propulsion nucléaire, de satellites d’observation, ainsi qu’une nouvelle classe de destroyers. Le régime y va tout droit, quitte à mécontenter son parrain chinois. Ce dernier veut de la stabilité en Asie pour avancer économiquement. 

Xi Jinping, le numéro un chinois, lui fera bientôt savoir. Une rencontre avec le dictateur nord-coréen est annoncée prochainement. Pékin joue également le rôle de médiateur entre son remuant voisin et les États-Unis. 

Trump s'éloigne de la Corée du Nord

Face à la montée en puissance de l’arsenal nord-coréen, Donald Trump n’a étrangement pas fait d’appel du pied à Kim Jong-un lors de sa récente visite en Chine. À l’automne dernier, alors qu’il était déjà en Asie, le président américain avait pourtant cherché à relancer sa "bromance diplomatique" avec le chef du royaume ermite de Corée du Nord. 

L'oubli de Trump ne change rien pour le leader suprême, qui était resté sur le qui-vive lorsque des commandos américains ont capturé le dictateur vénézuélien Nicolas Maduro en janvier dernier. Avec la Russie, et peut-être l’Iran demain, la Corée du Nord se lance dans un front résolument anti-occidental. 

Un autre échec pour Donald Trump, qui avait créé l’événement en devenant en 2019 le premier président américain à se rendre en Corée du Nord pour serrer la main de Kim Jong-un. Alors que le guide suprême iranien Ali Khamenei a été éliminé au début de la guerre avant d’avoir la bombe atomique, Kim est davantage persuadé que seule la bombe peut garantir la survie de son régime. 

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