1 min de lecture Justice

Irène, frappée par un CRS : "J'ai vu un policier qui avait de la haine dans les yeux"

Irène, conductrice, élue UNSA RATP et manifestante frappée à coups de matraque à Paris jeudi 9 janvier en marge de la manifestation contre la réforme des retraites a porté plainte ce vendredi soir en Seine-et-Marne.

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Irène, frappée par un CRS : "j'ai vu un policier qui avait de la haine dans les yeux" Crédit Image : Capture d'écran Twitter | Crédit Média : Sina Mir | Durée : | Date :
Sina Mir et Charles Deluermoz

Sur une vidéo vue plus de 200.000 fois sur les réseaux sociaux on la voit, en marge du cortège près de la gare Saint-Lazare à Paris, portable en main alors qu'elle assiste à l'interpellation de son collègue Damien, brutalement mis à terre puis retenu et plaqué contre un mur par plusieurs membres des forces de l'ordre.

C'est à ce moment-là qu'Irène a pris plusieurs coup de matraque télescopique, après avoir tenté de ramasser son téléphone portable tombé à terre. Cette mère de deux enfants dit avoir également déposé un dossier IGPN suite à ces coups reçus.

Au micro de RTL, elle décrit ses blessures : "un traumatisme crânien, des hématomes aux bras. Au niveau de la tête, j'ai une ouverture causée par le coup de matraque télescopique." Ce qui l'effraie, c'est qu'aujourd'hui "on se retrouve devant des policiers qui n'ont plus de discernement."

"Faire peur aux manifestants"

"Moi j'ai vu un policier qui avait de la haine dans les yeux, explique-t-elle. Je ne sais pas s'il s'en est rendu compte mais, lorsque l'on met un coup de matraque à une femme qui essaye de partir et qu'on continue au point d'en finir avec un coup de pied sur la cuisse, ça m'a choqué, ça m'a perturbé."

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En portant plainte, elle explique qu'elle voulait ne "pas laisser passer ça pour tous les gens qui souhaitent manifester contre quelque chose qui n'est pas juste. Quand ce policier m'a dit 'casse toi, t'as rien à faire ici', c'était pour faire peur aux manifestants et qu'ils ne reviennent plus."

La plainte a été déposée avec des photos et des vidéos. "On va voir ce qu'il en est" conclut Irène, espérant "qu'il n'y ait pas de justice à deux vitesse" mais qu'elle soit "la même pour tout le monde".

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